Kélerdut - Domaine des Rochers.

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mercredi 2 septembre 2015

Courrez-y-vite, il va filer !!!

"Nuit Blanche chez Francis" : C'est au Théâtre du Grand Rond à 2 pas de la Halle aux grains jusqu'au 12 septembre.
La salle était pleine hier soir Mardi 2 septembre, pour la 1ère dans ce petit théâtre où l'on se presse plusieurs fois par an. C'est accueillant et sans chichis. On commence par régresser en s'asseyant sur une chaise d'écolier de maternelle devant la petite table où le titulaire du poste distribue la billetterie. C'est ce qu'il faut pour retrouver son coeur d'enfant.
Hier soir, beaucoup de têtes à crin blanc. Forcément Francis BLANCHE, c'est la référence des 55/60. Le souvenir des émissions au poste de radio et des visions en blanc et noir dans la lucarne du salon.

Des comédiens E X C E L L E N T S !!! Mise en scène simple et efficace. Des voix sûres et belles, à l'unisson, et du rire, de la poésie. Attention, une vague de nostalgie  peut vous envahir. 

Courrez-y c'est du bon, du très bon.

mardi 16 juin 2015

La colère de François ROLLIN

La radio est allumée dans ma cuisine par ce début d'après-midi pluvieux. Je n'irai pas voir la poussée des haricots ce matin...mais il y a tant de choses à ne pas faire après le café, je ne passerai pas le balai? je ne passerai pas  l'éponge sur la plaque de cuisson éclaboussée de graisse, je ne ferai pas la vaisselle qui s'est assoupie dans l'évier ; je regarde ma tablette, je lis le courrier des amies et j'écoute France Inter. Ce matin la chronique de François ROLLIN avait le ton aigre-doux des règlements de compte. Je ne trouve pas cet humoriste très talentueux en général mais son message a retenu mon intérêt. Pourquoi ? Il poussait un cri d'animal blessé et cela avait un côté très humain qui m'a touchée ; il en avait gros sur le coeur.  Evidemment c'était mâtiné d'humour  (pas mal celle-là vu qu'il était 9 h !) mais on sentait qu'il avait le Patrick COHEN  en travers de la gorge et plus généralement l'institution Radio France. Il semblerait  que les intervenants sur Radio France soient traités par-dessus la jambe, sans considération aucune. Sans blague ? F. ROLLIN déplorait le fait de ne pas encore avoir été informé de la place qui lui serait réservée dans la grille de rentrée. 
Depuis la grève qui a secoué Radio France les allusions en direct sont nombreuses concernant les difficultés des journalistes, techniciens, etc. Je subodore que ROLLIN va être viré ou remisé en tout cas ça sent pas bon pour lui.

La chronique était bien faite, à double et même triple sens. Quant à P. COHEN, rien, silence radio  ! Lui qui soutient généralement les humoristes par ses rires en coin n'a pas soufflé mot ni esquissé une fente des lèvres (quant il rit c'est souvent forcé et ça s'entend). On ne peut pas rire avec tout le monde monsieur COHEN surtout quand on est pris à parti !

Plus tard donc, après le café -ne vous perdez pas, je reviens au début- je prête l'oreille quand l'émission "La tête au carré" annonce une rubrique sur la maladie de Parkinson. Un de mes amis étant depuis quelques temps frappé par elle, j'attrape un stylo pour prendre des notes.

Suite dans le libellé "INFORADIO"  - Une avancée sur la maladie de Parkinson.

mercredi 23 mars 2011


Fresque de l'escalier Théâtre du Capitole

Le Barbier m’a déçue !

C’est pas tous les jours qu’on va à l’opéra ! Les places étaient réservées depuis six mois. En 1ère galerie face à 70 €, c’ est pas donné ! Par chance j’ai un bon Comité d’Entreprise qui nous aide à financer ce genre de folie.
On a pris le métro, robe panthère et chaussures à talons…On a un peu couru. Les « ouvreurs » encostardés nous attendaient, la main tendue pour cueillir nos chers billets.
Notre belle-fille découvre l’opéra et les ors du théâtre du Capitole, le vaste hall, les murs hauts où vivent des fresques colorées. On s’élève sur l’escalier moderne marbré qui conduit vers des couloirs exigus où l’on tangue sur des plans que l’architecte a du incliner au gré des aménagements.
En pénétrant dans la salle, je manque  d’éprouver un vertige car le regard se porte vers le rideau rouge de la scène, loin devant et derrière il y a du monde qui pousse…il faut descendre tout en gardant sa dignité sur les marches aussi raides qu’ exiguës ; tout l’espace est utilisé. Nous voilà assis tous les trois, côte à côte (et c’est au sens propre !) à l’étroit dans les fauteuils de velours rouge, face à la scène, en surplomb de la fosse d’orchestre. Impossible de se mouvoir ; il faut rester le dos droit, les genoux serrés, éviter les coups de pieds dans le dossier devant soi. Un  petit martyre que chacun endure avec résignation. La réputation du bel canto est ancestrale à Toulouse. Toute la région s’y presse et il y a peu d’élus.

Ce charmant théâtre avec sa  décoration baroque, en trompe-l’œil, rouge et or ressemble à une bonbonnière et les toulousains y sont attachés mais malgré une restauration récente il reste inadapté aux besoins culturels en opéra, ballets et à la demande de la population qui reste frustrée de son manque d’accessibilité en terme de capacité d’accueil.

Les représentations sont partagées avec deux distributions, soit de jeunes talents, soit des artistes confirmés. Nous assistons au "Barbier de Séville" d’après la production du Teatro comunale di Ferrara avec des artistes confirmés.

Les voix sont magnifiques dans leurs vocalises étincelantes ; la musique est superbe. Pourtant nous sommes tous trois d’accord pour déplorer les choix du décor trop lourd et de la mise en scène inégale. J’ai trouvé qu’il y avait une authenticité dans la recherche des costumes qui semblent sortis de gravures anciennes mais  les couleurs et les tissus ne sont pas valorisés par la lumière ; de notre place ses effets paraissent  très limités. On manque d’air dans ces décors où aucune nature, aucune place (on est à Séville !) n’est décrite. La maison, une énorme structure classique  blanche s’ouvre en son milieu au gré des changements de tableaux pour permettre le jeu des acteurs à l’  intérieur. Les acteurs semblent alors tous petits, perdus.

Je retiens deux ou trois choses de l’ensemble de cette pauvre mise en scène : le tableau des deux compères voulant enlever la belle Rosina (sportifs de l’escalade), drapés dans leur cape noire, escaladant deux échelles de cordes jetées sur le mur du fond de scène et jouant du filin. C’est efficace et beau tout comme l’effet que procure l’agrandissement des ombres des acteurs. Les jeux des chanteurs avec le claveciniste sont drôles et pleins d’humour. Les chœurs du Capitole uniquement masculins sont très réussis vocalement mais très statiques dans leurs déplacements.
Et quant au  tableau final, aussi peu réussi que le tableau du début, je cherche toujours à comprendre le pourquoi de ce panneau façon bronze massif qui descend brutalement jusqu’au sol occupant toute la largeur de la scène. Une vraie guillotine qui m’a coupée la chique ! Dommage les artistes sont vraiment talentueux.