Kélerdut - Domaine des Rochers.

Kélerdut - Domaine des Rochers.
Kélerdut - Domaine des Rochers.
Affichage des articles dont le libellé est cinéma. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cinéma. Afficher tous les articles

mercredi 5 mars 2014

St Valentin : Ida en noir et blanc


On était partis trop tard ce soir-là pour l'Utopia de Tournefeuille. C'était la St Valentin et il voulait me faire plaisir. A l'arrivée, le film était commencé. Rien à faire ; ils sont très sympas à l'Utopia mais intraitables sur les règles : pas de bouffe, pas d’entrée après le début de la séance. Je ne peux pas les désapprouver.

18 h 15. Je fulmine ; j'avais imaginé la soirée film et repas en suivant, dans le petit restaurant qui fait partie du "complexe".

Il faut tirer un trait sur « Philomena ». 

Je calme mon dépit en nous attablant avec un verre de blanc tout en feuilletant la gazette. Finalement le temps passe très vite. Nous décidons d’aller voir « Ida » programmé à 20 h. Nous attaquons une assiette et un dessert arrosé d’un Gaillac rouge. Ca va beaucoup mieux ! Il suffit parfois de retourner la situation d’une façon positive.

Dans l’espace d’attente, qui sert aussi bien pour les films que pour le restaurant, je somnole délicieusement.

La serveuse appelle les convives qui attendent leur table : « Jean-Louis ?… » ! L’heureux élu se dresse, suivi de sa compagne, ils saisissent leur manteau, leur sac pour trottiner jusqu’à la table disponible.

Ce manège me ravit. C’est drôle et distrayant. Comme vous le constatez il m’en faut peu ! 

Le film en noir et blanc est superbe par l’économie de la couleur et des moyens. Les acteurs sont excellents. Dans la Pologne des années 60, une jeune fille orpheline, prête à prononcer ces vœux, fait la connaissance d’une tante. L’une et l’autre ont un passé douloureux. Pour l’une, l’avenir est déjà écrit. Elle souffre de la perte d’un enfant. Elle pleure sur les désillusions d’un régime auquel elle a cru. La Pologne est exsangue. La misère est partout. Elle vit dans les restes d’une certaine aisance du temps où elle était juge acquise à la cause stalinienne et condamnait sévèrement les dissidents. Elle se noie dans l’alcool et se prostitue. Elle transmet à Ida une part d’histoire que l’adolescente n’a pas connue et lui conseille d’expérimenter l’amour, l’ivresse…L’autre, Ida, secrète, et quasiment mutique, expérimente mais choisira de retourner au couvent.

C’est poignant et plutôt pessimiste mais très original par son thème. 

Retour à Toulouse… Nous irons voir « Philomena » une prochaine fois. On m’a parlé en bien de « Gloria ». Et puis il y a aussi « Christina »…A non ça c’est la prochaine tempête !

lundi 7 février 2011

Mes références : chanteur(se)s et poètes

C'était l'entr'acte, Samedi soir, salle Nougaro au festival "Détour de chants". Il était assis dans un canapé noir, grand blond au physique de bûcheron canadien -pourtant il est danois- mais a déboulé dans les années 70, de sa Belgique pour nous chanter les petits éléphants, perdus, Mireille la mouche et autres thèmes d'animal blessé. Il est fidèle cet homme, à lui d'abord, à ses idées, ses engagements, à ses amis troubadours du pays de Cocagne (ce sont ses mots). J'ai rencontré Dick Annegarn lors d'un énième Festival du Verbe. Il anime avec une passion désintéressée d'honnête homme à Lafitte (près de St Bertrand de Comminges) un festival qui réunit des poètes simples et généreux qui manient le verbe comme personne, des jeunes et des moins jeunes, des gens de peu (de biens). En 2008, j'avais eu par hasard connaissance de cet évènement resté assez confidentiel. Pourtant y étaient en toute amitié pour Dick Annegarn, "M" le chanteur petit-fils d'Andrée Chedid disparue hier soir et d'autres, moins célèbres. "M" avait joué et chanté des poèmes de sa grand-mère. Nous avions passé le week-end à Lafitte, assis dans l'herbe, à écouter poètes et slammeurs sur des trétaux avec pour fond de scène le décors naturel de cette campagne où vit celui qu'aujourd'hui les trentenaires ne connaissent plus. Samedi soir, c'était la même simplicité, une parole libre. Nous avons parlé des difficultés de l'Association des Amis du Verbe, du mépris des politiques pour une "petite forme" qui a dû laisser la place, bien que plus ancien, à un cheval de Troie qui est passé par Marathon et qui a eu le dernier mot. Il a la rage Dick. On l'a bien senti.