Kélerdut - Domaine des Rochers.

Kélerdut - Domaine des Rochers.
Kélerdut - Domaine des Rochers.
Affichage des articles dont le libellé est MES COUPS DE GUEULE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est MES COUPS DE GUEULE. Afficher tous les articles

mercredi 6 mars 2013

Un chêne s'est couché

Hugo Chavez est mort. Tandis que le café noir fume sous un ciel pluvieux, les chroniqueurs de France Inter déchargent leurs discours convenus. Les poncifs s'alignent : dictature, bilan désastreux. Une experte jointe au téléphone bredouille : oui quand même, il y a quelques chose de positif, les classes les plus pauvres ont accès à l'éducation, la santé... Un peu plus loin, la remarque du président Obama tombe comme une guillotine : une ère nouvelle s'ouvre pour le respect des droits de l'homme. Alors là c'est magnifique ! Guantanamo est toujours en activité, au sud de Cuba ; l'enclave américaine y déploie ses méthodes au plus près des droits de l'homme. Shame on you, president Obama !
Lisez plutôt l'article de Jean Ortiz paru dans le journal l'Humanité. On peut y voir une autre facette du Vénézuela.
Le café a refroidi. Je laisse un message sur le téléphone d'un ancien locataire de notre studio étudiant. Il s'appelle Vladimir, il avait 18 ans et venait faire des études à Toulouse. Un jeune homme brillant et charmant. Issu de la classe moyenne de Caracas. Il parlait avec respect de Chavez et reconnaissait les progrès réalisés au Vénézuela depuis l'arrivée au pouvoir d'Hugo Chavez. Il n'habitait pas dans les quartiers Est de la ville où fleurissent les résidences protégées de la classe supérieure. Si tu reviens à Toulouse, viens nous voir ; on parlera du Vénézuela.


jeudi 24 janvier 2013

Viens dans ma rue...Y'a des Roms

Mercredi, 18 heures, le sac de sport en bandoulière, la casquette bien enfoncée et l'écharpe autour du cou, je presse le pas vers mon cours hebdomadaire de yoga. Une escorte de 3 agents de sécurité fait le planton devant le 29 de la rue des Champs Elysées, prêts à veiller sur l'appartement vidé manu militari, l'avant veille. Des familles de Roms  occupaient les lieux depuis un mois environ. Je frissonne. Est-ce à cause du froid qui s'est abattu sur Toulouse ou à cause de l'ambiance plombée de ce coin de rue.
 
Flash back : Mardi matin, 8 h, j'appelle ma jolie voisine pour organiser une livraison commune de bois pour nos cheminées "ludiques". Elle m'apprend qu'une expulsion d'appartement a lieu au même moment à quelques maisons de là. Les bénévoles du D.A.L ont permis à ces familles de Roms de s'installer sous un toit depuis longtemps désert. J'ai vu il y a un mois environ, des personnes du DAL, puis des élus de la Mairie sans doute, mener des transactions sur le trottoir. Les familles ont pris possession des lieux dans cette rue tranquille. Un magasin de coiffure jouxte le petit terrain vague à l'arrière de la maison. Je n'ai pas eu un sentiment d'insécurité particulier depuis cette installation. J'ai croisé à plusieurs reprises un couple avec enfant, une vieille femme habillée de noir se déplaçant avec difficulté. Un vieil homme est revenu après un séjour à l'hôpital.
Dans le jardin vague, des objets divers s'accumulent et polluent sans doute la vue de la famille qui vit en mittoyenneté. Sur les trottoirs, on rencontre régulièrement les déjections des animaux de compagnie de "gens très bien" qui vivent "normalement" dans leurs appartements douillets. On ne croisera plus les Roms ; ils sont sans doute logés à l'hôtel en attendant des jours meilleurs.
Je téléphone au DAL pour signaler sur le répondeur ce qui se passe. J'appelle un copain qui milite à France Solidarités.
Je quitte la maison pour le boulot. A l'autre intersection, entre la rue des Champs Elysées et la rue Emile Zola (c'est la lutte des classes dans ce quartier !) trois CRS en tenue, veillent aux débordements ! Tout est calme pourtant mais...on ne sait jamais. Je n'ai rien fait de particulier pour ces familles ; je leur ai seulement adressé un sourire quand je les ai croisées.
 Je viens de voir la Vidéo du Journal de TLT du mardi 22 janvier 2013. Le commentaire du journaliste est édifiant : il évoque les personnes qui sont choquées par l'expulsion en plein hiver mais aussi un voisinage exaspéré par une promiscuité qui rendait impossible la vie du quartier ! Il s'en est fallut de peu qu'une pétition circule. J'imagine les conversations haineuses qui vont alimenter pendant des semaines la fidèle clientèle de notre chère coiffeuse.
Les fenêtres sont obstruées, une porte est superposée à la porte d'entrée du 29 et des  vigiles se relaient. Le propriétaire de l'immeuble va perçevoir des indemnités pour le préjudice de la part de la Mairie et il s'engage, la main sur le coeur, à réaliser les travaux pour réhabiliter la maison en vente depuis longtemps, sans succès.
La boucle est bouclée.
 

mercredi 12 décembre 2012

L'argent sans foi ni loi

J’ai découvert Monique et Michel Pinçon  deux sociologues et leur livre « L’argent sans foi ni loi » lors d’une rencontre à la Librairie de la Renaissance à Toulouse à l’automne dernier.

J’ai profité de leur présence pour leur faire dédicacer leur dernier ouvrage : ils étaient côte à côte devant une mini table, complices dans la vie comme dans leurs livres. Monique est un petit modèle, pétillante et enthousiaste malgré le marathon de ces 2 jours passé à Toulouse. Michel écrit le texte sur la page de garde. Il est plus réservé mais aussi mordant dès qu’on le met sur les rails. On voit bien qu’ils sont fatigués mais ils sont là pour faire le job : transmettre et convaincre. La salle est déjà acquise. C’est un petit amphithéâtre chaleureux qui jouxte la librairie et l’imprimerie, toutes deux gérées par le Parti communiste. Grâce à ces militants et ses sympathisants la Librairie est un vrai lieu de partage et d’éducation populaire.
Une petite synthèse de cette rencontre
Monique  Charlot dit
Il existe peu de sociologues qui s’intéressent aux riches. Les riches ont fait sécession : ils sont en train de se constituer en créateurs de richesses. C’est grâce à eux (d’après eux) que nous avons des emplois. Si on n’est pas à leur botte ils menacent de partir à l’étranger. Ils se posent en victimes.
Méthode : ils ont dématérialisé l’argent. L’argent a une prétention à l’universel (lien social). Il a été dévoyé par la classe dominante. A la sortie de la 2ème guerre mondiale les USA ont signé les accords de Bretton Woods : toutes les monnaies du monde ne sont plus indexées sur l’or. Seul le dollar est indexé sur les réserves d’or. Le dollar devient la monnaie universelle.

Le 15 août 1971, R. Nixon annonce que le dollar n’est plus indexé sur les réserves d’or. La valeur du dollar va changer tous les matins. La planche à billets fonctionne à plein régime.
En 1973, une loi interdit à la banque de France (nationalisée en 1945) de prêter de l’argent à l’état français. L’argent est transformé en arme financière pour détruire les états et asservir les peuples. Désormais, l’état français devra s’alimenter sur les marchés financiers (argent privé).
Le 19 octobre 1985 puis en 2008, la crise est mondiale : on nous a fait croire qu’on a besoin des banques pour vivre. Hors, ce sont les crises qui permettent au système de rebondir. On nous fait croire que pour sauver le monde il faut renoncer à tous les avantages sociaux acquis au fil des siècles.

L’Europe est aujourd’hui la cible des USA. La banque européenne fait fonctionner la planche à billets pour « aider » l’Espagne, la Grèce… à condition que les politiques d’austérité soient à la mesure des désirs de Goldman Sachs.
Michel Pinçon : Le rôle de l’argent dans l’existence de la classe dominante.
Pour appartenir à la classe dominante il faut avoir un patrimoine mais cela ne suffit pas. Que ce soit dans les affaires, dans l’industrie, etc. il faut avoir (de naissance) les bonnes manières. Il faut être adoubé par les membres de la classe pour être accepté dans ce milieu.

L’argent donne du pouvoir sur le temps et l’espace ; il permet d’habiter dans de beaux quartiers. La classe dominante voit d’un mauvais œil l’arrivée dans ces quartiers de nouveaux riches (monde du spectacle, du sport) qui ne sont pas nés riches.
Transmission : quand on a un patrimoine important on ne peut pas ne pas se poser la question de la transmission. Les familles riches ont un rapport à la vie différent de celle des ouvriers car ils inscrivent leur existence dans une grande amplitude.
Culture et éducation : les familles riches envoient leurs enfants dans des écoles particulières. La culture est familière et fait partie du quotidien…Les gens riches deviennent collectionneurs. A un certain niveau de richesse il y a la possibilité de créer. François Pinault a créé deux musées à Venise.
L’argent n’est pas seulement un pouvoir d’achat, c’est un pouvoir symbolique  extraordinaire : on apprend à se vêtir, on acquiert la « classe ». Cette « classe » ne tombe pas du ciel, c’est bien le résultat d’une culture. La classe des riches est une classe très mobilisée. Elle se réunit dans des cercles. Le libéralisme est roi !
Et dieu dans tout ça ? Monique nous dit que la religion est une variable secondaire.
Politique
Les riches sont réunis par une très forte communauté idéologique. Dans les classes moyennes et populaires il y a beaucoup de dispersion au moment du vote alors que dans le milieu des riches le vote de classe est unique.

Au détour d’une remarque de Michel Pinçon on apprend qu’Elisabeth Guigou est un membre actif et influent de la commission  trilatérale en France ; elle fait partie de ces cercles du pouvoir. E. Guigou a présidé en 2008  une session de cette organisation, et présidé une de ses séances dont l'intitulé est "Sauver l'Europe de la tyrannie des référendums" ! Les auteurs du livre rapportent des éléments du compte-rendu du style : "Le référendum irlandais a été humiliant, et prouve que les référendums sont des mécanismes purement destructifs." ou encore : "L'Union européenne a besoin de traités, et les référendums tuent les traités" ! –note trouvée sur le blog de Médiapart –
Monique et Michel Pinçon s’accordent à dire et à écrire que cette classe recherche l’entre soi. C’est une communauté avec ses valeurs, sa langue.
Comment les sortir de leur ghetto ? Leur ghetto était les hôtels particuliers de l’avenue des Champs Elysées. Aujourd’hui cette avenue abrite beaucoup de bureaux et est envahie de touristes. Du coup de nombreux riches l’ont quittée. Ils ont investi d’autres espaces plus tranquilles.
Que faire pour lutter contre cette classe ? (la lutte des classes existe toujours bel et bien !)
Monique et Michel Pinçon nous engagent à suivre leur exemple. Il faut fédérer tous les mouvements ; faire en sorte que tous ceux-ci soient r a d i c a u x !

Tout cela peut paraître banal et le rendu d’un tel moment d’échange fait un peu figure de vieille lune mais c’est autre chose d’y assister.
J’ai beaucoup aimé  l’exposé  revigorant de ces sexagénaires explosifs, le discours parsemé des anecdotes du vécu : comment s’introduire chez Nadine de Rothschild en  gagnant la confiance de la « bonne » ;  leur expérience d’une chasse à courre … ET toujours cette critique distanciée, l’œil aux aguets. J’admire surtout la fidélité à leurs convictions que rien n’ébranle et qu’ils font partager aux jeunes générations des grandes écoles (comme la veille à Sciences Po) subjuguées d’entendre enfin un autre discours !

 

lundi 28 novembre 2011

Entre Gaillac et Rabastens

Nous avions passé la journée dans « le terroir », comme le qualifient mes enfants qui ont été adoptés par le 18ème parisien. Ils auraient certainement apprécié le foie gras d’oie, le civet de sanglier, le champagne et les anecdotes truculentes qui ont accompagné la ripaille. Nous avons rendu visite à mes beaux-parents dans le cimetière encore fleuri depuis la récente fête de la Toussaint  et là, nous avons évoqué le souvenir de nos anciens. Leur caveau est  modeste comparé au « mausolée » ostentatoire des gitans et comme à chaque fois l’un des beaux-frères ne manque jamais de le faire remarquer ; il  est encore une fois le centre d’intérêt du cimetière, le sien en tout cas, et je ne peux m’empêcher de penser que ce tombeau recouvert d’une verrière cristallise toute ses peines, ses regrets et ses peurs. L’allée qui  borde ce caveau déborde  toute l’année de gerbes et de bouquets. Les « romano », les gitans ne sont pas très bien vus au « terroir ». Ah, ces estrangers, ces voleurs de poules, pendant combien de générations encore, devront-ils s’entendre qualifier ainsi. J’ai arrêté depuis longtemps de relever ces réflexions et décide de rester  réceptive au plaisir  des retrouvailles annuelles, d’une sensation de bien-être après nos excès de table et de boisson mais aussi de franche rigolade.
Nous reprenons la route vers Toulouse, nous, les petits-fils d’immigrés qu’on a qualifiés de « sales espagnols », ces romanos qui hier n’ont fait que franchir les Pyrénées, comme d’autres n’ont fait que traverser la méditerranée : tous des voleurs de poules, aujourd’hui  voleurs d’ allocations familiales.
Deux heures plus tard je suis sur une autre planète : dans le cadre de la Semaine de la solidarité internationale, nous assistons à un débat avec Geneviève Azam et François Lille autour de la thématique : « Biens communs et biens publics : reconstruire la solidarité internationale » organisé par le collectif SSI, Survie Midi Pyrénées et ATTAC 31.
J’éprouve régulièrement le besoin d’assister à ces rencontres car elles m’informent et m’enrichissent plus facilement qu’en lisant un article de journal ou un livre. Nous voici au milieu d’une cinquantaine de personnes dont la moyenne d’âge se situe aux alentours de 40/50 ans. Ce que j’ai retenu…
G. Azam (enseignante-chercheur à l'université Toulouse 2 - Le Mirail, économiste et militante altermondialiste (membre du conseil scientifique et du conseil d'administration d'Attac France), nous dit
§  que les « biens communs » (les ressources naturelles, les espaces qui étaient communs avant la révolution industrielle…) ont quasiment disparu au 20 è siècle au profit des biens privés. L’idée de communauté heurtait alors la pensée libérale car on tendait à l’associer à l’idée de communautarisme. Elle cite l’exemple de la régie municipale d’électricité. Le terme réapparaît à partir de 1960 « régie des communs ». L’idée répandue est que la gestion commune conduit à un gaspillage des ressources.

Une référence : Garett Hardin « The Tragedy of the Commons » (1968) est partisan de la création de droits de propriété pour que les ressources naturelles puissent se renouveler. « Les biens communs ne sont justifiables que dans le cas de faible densité de population. Comme la densité a augmenté, l’idée de libre accès doit être abandonnée car elle a pour conséquence le gaspillage et ne peut conduire qu’à la tragédie de leur disparition ». Dans les années 1980/1990 la nature est considérée comme un capital qui travaille tout seul, comme capable de reproduire indéfiniment des services gratuits. Ce capital naturel à conduit à l’accaparement des (biens) communs.
Mélina Rostrom a obtenu le prix Nobel en montrant, contrairement à ce que soutient Hardin, que la gestion commune des ressources rares était plus efficace que la gestion privative ou étatique.
Remarque : 1/3 de la population mondiale vit des communs ! C’est l’Afrique qui est le plus menacée par cet accaparement des communs.
§  2 conceptions historiques de la propriété :
-          la propriété « Usage », elle donne le droit d’user mais pas d’abuser. Les communs peuvent être gérés démocratiquement. Ils ne peuvent être fractionnés. C’est une conception holistique (communs vus comme un ensemble).
- La généralisation du système des brevets comme modalité quasiment exclusive de protection conduit d’abord à étendre les droits de propriété. En Europe, l’extension des brevets en matière de protection végétale illustre cela…Les brevets qui portent sur les gènes eux-mêmes, illustre l’extension illimitée des droits de propriété. Cette extension est encore renforcée par l’effacement de la frontière entre invention et découverte. Les brevets ne sont plus seulement posés à l’aval de la connaissance, mais de plus en plus à l’amont.
Pour la 2ème conception, désolée mais j’ai eu une petite somnolence…je rêvai qu’ un sanglier traversait l’autoroute et venait s’empaler sur le Kangoo. Entre un sanglier et un Kangoo y’a pas photo. Le sanglier finit au congélateur (non ça c’est pas possible y’a déjà les cannellonis qui attendent sagement noël, mais après tout c’est un rêve, tout est possible…) et les poils de sanglier deviennent des pinceaux (on dirait du Prévert).
…Face à la crise internationale nous sommes obligés de trouver des solutions tous ensemble au travers d’un dialogue des civilisations.
G.Azam évoque Karl Polanyi, économiste hongrois dont le livre La grande transformation. Aux origines politiques et économiques de notre temps, Gallimard, Paris maintient deux thèses principales :
  • L'économie de marché libre est une construction socio-historique et non un trait de la nature humaine. Ce n'est que depuis les années 1830 que le marché économique est conçu comme une entité à part entière, obéissant à des lois fixes indépendantes des cultures humaines.
  • Les interventions étatiques sont des politiques spontanées en réaction aux dérégulations du marché. Cette thèse prend à contre-pied l'idée exposée par Hayek d'un marché économique spontané entravé par les interventions de l'État.
François Lille (économiste CNAM, chercheur indépendant, cofondateur de l’association BPEM (Biens publics à l’échelle mondiale, 2000/2006), et Membre du Conseil scientifique d’Attac) poursuit : « la terre, le travail, l’argent, le savoir, ne sont pas  une marchandise ». Le militant a  une voix basse et traînante ; le discours est difficile à appréhender à 22 heures passées…
J’ai bien aimé l’idée que la mondialisation a pris le relais du colonialisme : il est vrai que la bête à profits se régénère et trouve toujours les moyens de s’adapter et que nous devons prendre conscience que nous sommes des prédateurs universels. Bon là faut pas exagérer, y’a des gentils aussi, d’ailleurs on en est la preuve dans cette salle.
22 h  30, un jeune demande : « que dois-t-on faire alors ? ».
Geneviève Azam trouve les mots justes pour qu’on ne parte pas trop accablés de la réunion : « La situation est moins désespérée que dans les années 1980 car les problèmes sont sur la table aujourd’hui. C’est incroyable que la question du nucléaire puisse être remise en question en France ! Et on a fait reculer la question des gaz de schiste grâce à une mobilisation formidable».
Là Geneviève marque un point. Ca m’a regonflée le moral. C’est super de finir sur une note optimiste. C’est décidé, l’été prochain, pour la 4ème fois,  on repart dans les Cévennes !

lundi 14 mars 2011

La Marine et le DSK

Arrêtez messieurs les journalistes, de lui donner du MADAME. Madame pour moi va avec respect. Et j'ai pas envie de lui faire cet honneur avec les idées qu'elle trimballe ! C'est un mot, "respect", que les jeunes ont souvent à la bouche. Enfin pas tous, surtout ceux que certains veulent nettoyer au karcher .
Moi, je préfèrerais qu'on l'appella (tant qu'à faire conjuguons, ça ne peut pas faire de mal) "Mademoiselle" puisqu'elle n'est pas mariée ; oui, mademoiselle Le Pen ça la ferait descendre du pied d'estal où on la place depuis que les sondages ébranlent les médias. Elle est très finaude la Marine. Je dirais plus : elle est maligne....comme une tumeur !
José Arthur a cité un anagramme savoureux    pour marine le pen : "Amène le pire". .
Quant au DSK, ce n'est pas un nom de requin mais les initiales d' une espèce toute en rondeurs.
DSK  s'est offert un sérieux coup de pub avec ce  reportage passé sur plusieurs chaînes de TV, et que j'ai vu, hier Dimanche à l'heure du déjeuner.
Nous en avons retardé le nôtre pour examiner de près le personnage qui vaque dans les hautes sphères du FMI. Il est très à l'aise le DSK ; il change de langue comme d'avion. On dirait qu'il a fait ça toute sa vie. Il est toujours prêt à siffler une flûte de champagne très vite entre 2 réunions. Il a pris un de ces bides ! Mais bon il a endossé le costard de "la force tranquille" auprès de laquelle Anne veille.
Et puis c'est pas son tour de taille qui l'empêche de se laisser...séduire (même au FMI y'a de la cuisse !). En tout cas on sent qu'il maîtrise ses sujets ; on l'a lui fait pas à DSK. Tous les sondages le donnent gagnant et en plus ce documentaire est très valorisant. Et il dit qu'il sait pas s'il va y aller ? Allons donc il faut être très naïf pour le croire.
Moi je veux bien parier le champagne !

mardi 8 mars 2011

MES COUPS DE GUEULE

Petit format à l'huile
d'après Gaughin
Je ne partirai pas au boulot ce matin sans écrire un mot à l'adresse des femmes, de toutes les femmes les gardiennes du foyer, les travailleuses à l'intérieur, à l'extérieur... et pas toujours des aboyeuses. On entendra aujourd'hui toutes celles qu'on entend peu. Et bien oui prenons-le cet espace et occupons-le à fond !!!
J'ai entendu Florence MORENO, historienne et écrivaine, "aboyer" sur les ondes d'un ton calme et déterminé : cette "Chienne de garde" en tête de la meute, nous rappelle que ce mouvement veille à ce que la dignité des femmes soit respectée. Les femmes représentent plus de la moitié de la population ; elles sont payées 27 % de moins que les hommes pour un même travail !
Ne plus être insultée par des plaisanteries salaces, par des mots injurieux, être payée comme les hommes et se défendre des coups pour toutes celles qui les subissent, est-ce trop ?
"Quand on consent aux mots, on accepte les choses" : quand on vous parle mal, qu'on vous maltraite jour après jour...il finira par vous battre comme plâtre et en plus vous avez honte, vous cachez cette honte sous des histoires dont vous êtes passées maître en rebondissements domestiques. Une chute dans l'escalier, une vitre qui s'est précipitée vers vous sans crier gare...Je pense fort à vous et je vous aime. Quand vous en aurez le courage pensez qu'il y aura toujours une femme pour vous tendre la main. Prenez-la !