Kélerdut - Domaine des Rochers.

Kélerdut - Domaine des Rochers.
Kélerdut - Domaine des Rochers.

lundi 2 mai 2011

MES VOYAGES : LA TOSCANE

Avec les beaux jours les envies de voyages se font sentir, les avions agitent leurs ailes et s'élancent vers les destinations ensoleillées. Je vous livre sous forme de nouvelles les sensations d'un voyage en Toscane en 2006 dont je reste encore éblouie. Y'a du suspens...

MONA LISA

C’était en mai 2006. Pat et Aime nous avaient alléchés sur un gîte connu d’eux depuis l’année précédente. Trois coups de téléphone et deux courriels ont suffit  pour nous accorder sur la destination d’une semaine de vacances en Toscane… Les photos de cette ferme toscane nous séduisent d’emblée. C’est dit,  on prend le TGV jusqu’à nos retrouvailles au sud de Lyon et Pat prend le volant qu’il ne quittera plus.

Après une journée de voyage en voiture, le paradis qu’ils nous ont dépeint apparaît au bout d’un chemin blanc entre vignes et oliviers. Les photos sont  fidèles à l’original : la grande maison aux murs de pierres ocre auxquels s’accroche une vigne a fleuri son pas de porte de géraniums, de pensées et de bégonias.

Pat s’initie depuis peu à  la technique de la fresque ; pour ma part,  je peints depuis une dizaine d’ années et je suis enthousiaste à l’idée de découvrir enfin les merveilles de la renaissance italienne.

Nous croisons un jeune couple, à peine la trentaine, accompagné d’un petit garçon d’environ 3 ans :

« Elle vous attend avec impatience ! » nous dit le jeune homme sur un ton complice.

Nous répondons par un sourire cordial qui est de mise dans ce genre d’ hébergement de campagne recommandé par « Le Routard ».  Nous nous sommes inscrits tout naturellement dans la catégorie des voyageurs ouverts au monde, prédisposés à partager dans la bonne humeur tout événement pour ne pas dire toute contrariété.

Devant la bâtisse de pierres anciennes notre hôtesse vient à notre rencontre  et nous accueille chaleureusement. Elle est française et vit depuis 30 ans en Italie. 
Je l’observe tandis qu’elle se pend au bras de Pat : grande, 1 m 80 environ, vêtue d’un simple  tee-shirt noir et d’une salopette noire également, en coton léger. Elle se déplace avec aisance dans un corps solide et harmonieux qui dégage une grande force.

Le visage, les bras, les mains abîmées par les travaux de la terre sont hâlés. Des yeux clairs qui rient se noient au milieu de mille rides et les cheveux teints au henné attachés en une tresse, serpentent dans son dos.
Difficile de lui donner un âge : 60, 70 ans ?

Elle entoure Aime et Pat, va de l’un à l’autre avec des rires, des mots qui cherchent à faire revivre la complicité amicale des vacances passées.

Je souris devant tant d’effusions qui me semblent plus particulièrement marquées envers Pat. Mon amie reste enjouée comme à son habitude et accepte avec bonhomie le jeu de séduction déployé par Jocelyne dont le tutoiement à notre égard est immédiat.

Nous nous tenons à l’écart, laissant s’exprimer la joie des retrouvailles.
A l’intérieur de la grande maison, le carrelage du sol est impeccablement ciré,  réchauffé par de beaux tapis de laine.

Des tableaux encadrés avec goût sont accrochés aux murs blanchis à la chaux. La facture est moderne. Sans doute  un peintre contemporain et confirmé… Il s’agit d’un seul et  même modèle décliné sous plusieurs poses.  L’artiste a peint avec émotion et douceur une  adolescente pubère, aux mouvements gracieux.


Des bouquets de fleurs séchées sont pendus aux poutres centenaires. L’air encaustiqué vibre de sérénité.

Nous sommes attirés par le chevalet posé en évidence dans un angle de la salle, face à la porte d’entrée. Une photo en noir et blanc présentée dans un cadre y  est posée : c’est le portrait d’une femme, très belle, aux yeux clairs, dont  les mains fines se joignent au bas  du visage, dans une attitude recueillie. Ses cheveux longs partagés en une raie encadrent le visage. 

Tout ce décor est à la fois charmant et décalé.

Le lendemain, nous nous retrouvons autour de la table en bois sombre dans la grande salle du premier que deux petites fenêtres ont peine à éclairer.

Le petit déjeuner est dressé depuis le matin précédent. Nous partageons avec le jeune couple originaire du nord-est de la France, nos impressions de voyages : entre deux pots de confiture, nous échangeons les adresses des boutiques d’artisanat, le nom des villages à ne pas manquer,  sans oublier les restaurants dont la réputation se transmet de bouche à oreille.

Aime s’est chargée de la maîtrise  du grille pain placé en bout de table. L’appareil vétuste nécessite une  surveillance attentive si l’on veut éviter la carbonisation.

L’homme de ma vie, gêné par le manque de lumière, tâtonne à la recherche des tartines tranchées avec parcimonie sur le billot de la cuisine. Il faudra y revenir souvent pour calmer notre appétit matinal avant la journée de visites.

Pat nous fait partager sa bonne humeur :
« que disent les Italiens quand ils parlent de Mozart ? »

«….»

Jocelyne est assise sur une chaise, dans l’ombre, entre les deux fenêtres.  Elle nous regarde, nous écoute bavarder.  Notre présence suffit à son petit déjeuner.

Trop occupés à mordre dans nos tartines, nous laissons à Pat le plaisir de répondre à la devinette :

« MOZZARELA ! ».

Eclat de rire général.

Difficile de quitter la salle paisible et la conversation animée mais l’heure tourne et Florence nous attend !

Sans  nous être  consultés et dans un élan solidaire,  nous remettons tout en ordre : débarrassons la table - pendant que Jocelyne fait la vaisselle dans une bassine dont elle récupère l’eau la plus claire pour les plantes - trions les ordures dans des poubelles séparées. La table est à nouveau dressée pour le petit déjeuner du lendemain.
Manifestement notre hôtesse pratique l’écologie au quotidien.  Nous  jouons le jeu  par respect pour la journée de  travail qui l’attend : s’occuper du potager, des fleurs, conduire le tracteur, faire les courses, le ménage des pièces communes, des chambres, se bagarrer avec les hirondelles, défendre son territoire face aux technocrates de l’équipement : elle peste contre ceux qui veulent  élargir le chemin qui conduit à la ferme.

Au fil des jours, la personnalité originale de Jocelyne suscite au sein de notre petit groupe une foule d’interrogations. Nous sommes littéralement tenus en haleine par son étrangeté anachronique. Les bribes d’histoire de sa vie, qu’elle nous livre lors des conversations avec chacun d’entre nous sont patiemment collectées et mises bout à bout,  pour construire la toile de notre mystérieuse Pénélope.

Enveloppée  dans les volutes de  la fumée de cigarette,  Aime se livre à des calculs où l’on perçoit la perspicacité de responsable des ressources humaines : « elle a vécu à Paris après la guerre, elle y a fait des études…elle avait la trentaine lorsque la photo de l’entrée a été prise, probablement dans les années 1970… à mon avis elle doit avoir 66 ans ».

Pour ajouter quelques pièces à notre puzzle nous ne pouvons compter que sur la demi-heure du  petit déjeuner ou sur le bref instant de  fin de journée, à condition qu’elle ne soit  pas couchée dès 21 h,  après une journée d’activité intense.

Pourtant, un soir que nous rentrons sur la pointe des pieds ; à 22 h passées, elle nous surprend en se précipitant vers nous avec l’enthousiasme d’une adolescente : elle a sacrifié son sommeil et n’a pas résisté au plaisir de suivre un débat politique.

La classe politique italienne est encore plus que de coutume en effervescence après les élections  où Berlusconi vient d’être désavoué par les italiens qui ont élu Romano Prodi d’une courte tête.

Jocelyne  exulte littéralement devant les débats dont elle suit exclusivement la transmission, en direct, sur la chaîne 3, la seule à laquelle elle reconnaît un intérêt légitime puisqu’elle la  nourrie au quotidien de révolte et d’espérance en un avenir meilleur.

Elle a dû militer activement dans sa jeunesse…

Son élégance naturelle même dans des vêtements simples, le travail de la terre qu’elle accomplie avec la rigueur d’une pénitente,  ses convictions politiques, son goût pour l’art et la décoration en font un personnage contrasté, attachant, avec une part d’invisible qui me fascine.
Un matin, alors que nous sommes encore dans les bras de Morphée, notre « Passionaria » révèle à Aime à la faveur d’une matinée précoce, l’histoire de la photographie qui trône sur le chevalet.

Cette Mona Lisa n’est autre qu’un mannequin en vogue dans les années soixante-dix.
Son nom est « Jocelyne ».

vendredi 29 avril 2011

Un tour dans le bassin d'Arcachon

On est partis en...                                     On a pris nos...
                                                                                                         On s'est baladés autour des pré salés
On s'est reposés dans les ports
Ancien monastère bénédictin de La Réole
On a mangé des moules en plein soleil à Audenge avec un blanc très frais, on est rentrés au camping en zigue-zague roue contre roue...et puis on a pris la porte pour un au-revoir.

Les hérons cendrés, les aigrettes, les milans noirs...et ce satané coucou à qui j'aurais bien tordu le cou et qui toute la nuit cherchait quelqu'un avec qui jouer à cache-cache ; toute une population qui n'en a rien à faire du mariage royal, de Strauss, du grand Kahn et du fromage de Hollande.

dimanche 17 avril 2011

PATISSERIE D'ANDREA : LE PUDDING AU PAIN PERDU

Pour cette recette sucrée : les indispensables du placard/frigo : raisins secs (quand le paquet est entamé, conservés dans un tupperware au frigo), les oeufs, le sucre, le lait et le pain sec que je garde dans la poche en tissu.

Dans un saladier moyen, mettre le pain à ramollir auquel on peut ajouter les restes de pain de mie, de pain d'épice rassi ...Faire gonfler les raisins secs dans un bol d'eau tiède. Quand le pain est bien ramolli l'écraser à la fourchette pour homogénéiser les différentes mies et croûtes, ajouter 3 cuillères à soupe de  sucre en poudre, les raisins secs bien essorés, parfumer avec ce que vous aimez (rhum, zeste d'orange ou citron bien hâchés...). On peut ajouter/remplacer les raisins par d'autres fruits secs (abricots, pruneaux, noix etc.).
Ajouter un oeuf entier. Bien mélanger le tout à la fourchette.
Dans un moule à cake placer le papier sulfurisé beurré ou huilé et verser la préparation.
Le four sera préalablement chauffé 10 mn thermostat 5/6. Faire cuire environ 25 mn. Vérifier la cuisson avec une brochette métallique.  Si vous trouvez qu'il manque quelques minutes de cuisson, éteignez le four et laissez-le refroidir avec le moule à l'intérieur.

Ce pudding est excellent pour un goûter, un petit déjeuner du dimanche ou en dessert avec une crème anglaise.

samedi 16 avril 2011

Mises en bouches : La tapenade

C'est l'heure de l'apéro aux terrasses ! Je fais depuis des années la même recette avec les ingrédients de base que je renouvelle chaque fois qu'ils s'épuisent :
Une petite boîte d'olives vertes aux anchois,
3 filets d'anchois à l'huile ou conservés dans du sel (à faire dessaler dans l'eau 1/2 h avant)
1 cuillère à café de câpres,
1/2 jus de citron,
1/2 gousse ou 1 gousse entière d'ail suivant la quantité de tapenade qu'on veut faire,
2 cuillerèes à soupe d'huile d'olive.
Mixer le tout et servir dans des ramequins ; chacun étale cette tapenade sur les tartines de pain grillé.
On se régale !

mercredi 13 avril 2011

INFO RADIO : L'EPOPEE DE GILGAMESH


tablette relatant la légende de Gilgamesh en écriture cunéiforme.
 Nous finissons notre repas et après une journée de travail, la gym rajoute une couche à ma lassitude.  La voix traînante de Kathleen Evin sur France Inter retient pourtant mon attention assoupie. Hier soir il était question dans « l’humeur vagabonde »  de l’épopée de Gilgamesh ; Abed Azrié, musicien et chanteur syrien  vient d’enregistrer un CD+DVD à l’institut du monde arabe. Il est l’invité de l’émission.
Chaque fois que les Sumériens sont cités, je suis renvoyée à l’échec à l’oral de ma deuxième année de droit : l’examinateur n’a pas entendu le son de ma voix ce jour-là. Je suis restée muette sur  ces fichus sumériens  et leur code d’Hammurabi ! OK j’avais déjà choisi d’orienter mes études vers une carrière plus courte et plus concrète pour convoler avec l’homme de ma vie mais n’empêche que ces peuples vieux de 3000 ans avant JC me poursuivent toujours de loin en loin.
Je reconnais que je suis assez fascinée par l’histoire des religions, quoique qu’athée « Oh grâce à Dieu » comme le disait Ferrat.  Ce qui m’intéresse dans ça c’est que les religions parlent des hommes. Quand je visite une chapelle romane, une cathédrale, c’est l’homme que je vois, son œuvre transcendée, son effort. L’histoire des mythes est universelle et nous relie tous. On devrait l’ enseigner à l’école primaire. J’apprends que Jean Bottero (historien mort en 2007) était un spécialiste des sources de la Bible, qu’il était Dominicain et qu’il a été suspendu par sa hiérarchie pour avoir refusé d’attester de l’historicité de la Genèse. Il  a été contraint de redevenir laïc. C’est lui qui a traduit l’histoire de Gilgamesh, la première épopée de l’histoire de l’humanité, apparue 5000 ans avant JC, avec l’histoire du déluge itou itou (si vous voulez aller la voir à la médiathèque, c’est la tablette d’argile n°11).  Evidemment cette antériorité n’a pas été du goût de l’église.
Cette épopée du roi Gilgamesh, roi d’Uruk (actuel Irak) a été enrichie dans le temps, civilisation après civilisation (ce mythe se retrouve dans la légende d’Ulysse) jusqu’à devenir un récit mythologique dans lequel les grecs, les romains et les trois monothéismes ont pioché.
L’histoire a été brodée… un homme va être modelé par une femme qui le sauve, qui le rend intelligent (le contraire de la bible !) ça me plaît assez ! Enkidou vit en harmonie avec la nature, sauve les animaux des pièges. Un roi envoie une femme pour sauver cet homme. La femme est initiatrice de la civilisation ; elle initie l’homme à un stade au-delà de la condition masculine (grâce à sa maternité). Elle lui dit, après l’initiation « mange du pain, bois du vin ». Ah oui là il y a beaucoup de similitudes avec la Bible…
La légende du roi Gilgamesh et d'Enkidou est emblématique d’une quête vers l’amour, l’amitié au travers des diverses épreuves. Beaucoup de religions se sont passionnées pour cette légende millénaire mais cela n’était pas très bien vu.
La grande ziggurat d'Ur (Sud de l'Irak)
Abed Azrié nous dit que cette légende est l’histoire d’un cheminement de l’homme vers la sagesse. Il évolue d’une religion où les dieux sont multiples vers des religions pré monothéistes. La question qui est posée dans cette histoire de Gilgamesh est celle de l’effort que produit l’homme pour changer sa vie. Aprés la mort d'Enkidou son ami, Gilgamesh va devoir dépasser sa douleur. C'est la leçon du mythe : en passant par l’effort on devient autre chose, on devient un homme de sagesse et de connaissance.
…un dernier effort ; l’homme de ma vie a débarrassé la table pendant que j’écoutais, je ferme le lave-vaisselle, j’appuie sur le bouton. J’ai gagné le droit de comater devant le film TV sur Poupoupidou (un drôle de mésopotanien). Pas mal d’ailleurs ce téléfilm.

Cinq jours à Paris, Suite...

La maison musée du romantisme.
Chacun de nos voyages à Paris est l’occasion d’une découverte et c’est encore mieux quand nous la faisons partager à notre jeune couple de déracinés. D’une fois sur l’autre nous conservons quelques dépliants qui s’entassent derrière les portes de notre « base de lancement » ou WC si vous préférez. De là nous pouvons confortablement, envisager nos futures visites, randonnées et autres escapades.
Nous avions gardé le dépliant du Musée de la vie romantique. Le dimanche 27 mars dernier le temps n’était pas assez sûr pour le pique-nique que nous avions prévu sur les bords de Marne (ce sera pour une autre fois ; à mettre dans la base de lancement !).
Nous nous sommes donné rendez-vous dans le 9ème arrondissement à midi. Nous croisons une troupe de personnes, équipés de cahiers et stylos qui traquent des informations en vue d’un rallye culturel/découverte. L’allée pavée conduit à une maison aux volets vert tendre. Cet hôtel particulier était la propriété du peintre Ary Scheffer et de son neveu par alliance Ernest Renan. Il évoque depuis 1987 l’écrivain George Sand. La partie cour est bordée de petites constructions dont nous apprenons ensuite qu’il s’agit d’anciens ateliers où Ary Scheffer travailla de 1830 à 1858. Dans ces lieux il reçut Chopin, Liszt, Lamartine, Tourgueniev, Delacroix…De quoi rêver !
Une glycine démarre sa floraison  sur les murs. Un petit jardin avec tables et chaises permet aux visiteurs de se poser. Sous une verrière attenante à la maison une grotte fait chanter une goutte après l’autre.
L’intérieur est meublé, restauré avec beaucoup de goût : les papiers peints, les tentures  donnent une impression d’authenticité. Dans les vitrines on peut voir des bijoux ayant appartenu à George Sand, un moulage de son bras, la main de Chopin… Je suis intriguée par une technique de peinture qu’a explorée George Sand : plusieurs œuvres des dendrites qu’elle a réalisées sont exposées. Les taches aléatoires faites à l'aquarelle (écrasée entre deux feuilles) sont reprises au crayon ou à la plume pour figurer la plupart du temps des paysages avec des montagnes, la végétation et des torrents ; on découvre de petits personnages (ses petites filles et leur chien Fadet) qui apparaissent perdus dans l’immensité du décor de la nature.
Ce lieu me laisse une véritable impression de quiétude et d’enchantement…On est morts de faim. Nous nous attablons à la terrasse d’une pizzeria encore déserte et profitons d’un soleil pâle avec la chaleur artificielle d’un radiateur parasol.

Conserves

Pour conserver un ½ citron.
J’ai expérimenté le truc et ça marche ! Pour conserver ½ citron et permettre une utilisation ultérieure le truc consiste à mettre le citron, partie « pulpe » dans un peu de sel au fond d’ un petit ramequin et au frigo. Vous constaterez la longévité de votre citron même après plusieurs semaines.

mercredi 6 avril 2011

MES CLINS D'OEIL

HISTOIRES DE GENDARMES...Je suis rassurée, on est bien gardés !

Ce matin, au jardin j'ai rencontré deux gendarmes faisant le pied de grue (si je peux m'exprimer ainsi) ...sur la murette.


lundi 4 avril 2011

MISE EN BOUCHE

Charlotte printanière
Le printemps stimule nos papilles ; on a envie de retrouver des sensations, des goûts qui s’étaient assoupis durant l’hiver. J’ai tenté Dimanche une entrée fraîche, à faire 2 heures avant de passer à table.
Pour 6/8 personnes

§  6 tranches de pain de mie Grillé,
§  1 fromage de chèvre frais (250 g)
§  16 olives noires
§  6 feuilles de gélatine  (ou, si vous préférez de l'Agar Agar * à base d'algues c'est plus naturel )
§  2 courgettes
§  2 tiges de basilic
§  2 c à s d’huile d’olive
§  40 g de parmesan râpé
§  20 cl de crème liquide très froide
§  Sel et poivre.
                                                                * Merci Maril. pour le conseil !

Faire ramollir la gélatine dans 2 bols d’eau froide : l’un avec 4 feuilles, l’autre avec 2.
Fouetter la crème liquide. L’incorporer au fromage de chèvre frais égoutté. Poivrez et ajouter les olives dénoyautées.
Mettre une feuille de papier sulfurisé d’un moule rectangulaire à cake et tapisser les parois huilées avec les tranches de pain de mie qu’il faut retailler.
Faire fondre les 4 feuilles de gélatine au micro ondes (5 secondes) ou au four et incorporez-les au fromage frais.
Remplir les ¾ du moule avec cette préparation.
Faire cuire les courgettes à la vapeur 8 mn après le déclenchement du sifflet de la cocotte minute (mon ustensile préféré). Mixer les courgettes avec le basilic, le parmesan. Saler. Ajouter les 2 feuilles de gélatine essorées et mélanger bien jusqu’à ce qu’elles soient dissoutes.
Verser dans le moule. Mettre au frais au moins 2 heures.
Servez frais avec quelques feuilles de salade pour la déco et le must est d’accompagner cette terrine d’un coulis de tomates ou de poivrons.
Mon avis : Facile à réaliser, très joli au coup d’œil, léger et parfumé. A tenter sans crainte.







Cinq jours à Paris

Cinq jours à Paris…
Nous avons fait suivre le beau temps dans nos bagages. Il fait très doux à Paris cette fin mars ; sur le balcon de l’appartement prêté par des amis, un lilas commence à fleurir. Le chantier voisin de l’ancien hôpital Laennec est tranquille le week-end de notre arrivée mais la poussière s’est accumulée dans tous les interstices et il va encore falloir de long mois avant que s’achèvent les constructions de la Cogedim dans le 7ème arrondissement. Quelques bâtiments anciens sont conservés au milieu des gravats. Le chien-loup  du gardien de nuit aboie tristement de temps en temps  dans sa cage de 2 m2.
L’arrondissement est tranquille, le Carrefour City est ouvert tout le week-end et tout le monde trouve cela tout à fait normal. Le « Bon Marché »  -qui en a gardé le nom mais pas les étiquettes- est le plus ancien grand établissement de commerce de Paris. La « grande épicerie » est très belle dans ses présentations. Je ne suis pas autorisée à photographier la vitrine des pâtisseries qui est à tomber ! Je me permets de faire un cliché rapide d’une sculpture « La pourvoyeuse d’eau » dans l’entrée de la galerie voisine où un groom galonné veille. L’architecture art déco est magnifiquement restaurée. Tout est mis en scène et chaque étage et ponctué par de grands tableaux abstraits et colorés qui embellissent les murs. Je regarde à peine les articles ; sans  lunettes, les étiquettes restent floues et c’est très bien comme ça. Je me contente du spectacle des agencements, des détails de la verrière. C’est vraiment superbe.
"La pourvoyeuse d'eau" au Bon Marché.


mercredi 23 mars 2011


Fresque de l'escalier Théâtre du Capitole

Le Barbier m’a déçue !

C’est pas tous les jours qu’on va à l’opéra ! Les places étaient réservées depuis six mois. En 1ère galerie face à 70 €, c’ est pas donné ! Par chance j’ai un bon Comité d’Entreprise qui nous aide à financer ce genre de folie.
On a pris le métro, robe panthère et chaussures à talons…On a un peu couru. Les « ouvreurs » encostardés nous attendaient, la main tendue pour cueillir nos chers billets.
Notre belle-fille découvre l’opéra et les ors du théâtre du Capitole, le vaste hall, les murs hauts où vivent des fresques colorées. On s’élève sur l’escalier moderne marbré qui conduit vers des couloirs exigus où l’on tangue sur des plans que l’architecte a du incliner au gré des aménagements.
En pénétrant dans la salle, je manque  d’éprouver un vertige car le regard se porte vers le rideau rouge de la scène, loin devant et derrière il y a du monde qui pousse…il faut descendre tout en gardant sa dignité sur les marches aussi raides qu’ exiguës ; tout l’espace est utilisé. Nous voilà assis tous les trois, côte à côte (et c’est au sens propre !) à l’étroit dans les fauteuils de velours rouge, face à la scène, en surplomb de la fosse d’orchestre. Impossible de se mouvoir ; il faut rester le dos droit, les genoux serrés, éviter les coups de pieds dans le dossier devant soi. Un  petit martyre que chacun endure avec résignation. La réputation du bel canto est ancestrale à Toulouse. Toute la région s’y presse et il y a peu d’élus.

Ce charmant théâtre avec sa  décoration baroque, en trompe-l’œil, rouge et or ressemble à une bonbonnière et les toulousains y sont attachés mais malgré une restauration récente il reste inadapté aux besoins culturels en opéra, ballets et à la demande de la population qui reste frustrée de son manque d’accessibilité en terme de capacité d’accueil.

Les représentations sont partagées avec deux distributions, soit de jeunes talents, soit des artistes confirmés. Nous assistons au "Barbier de Séville" d’après la production du Teatro comunale di Ferrara avec des artistes confirmés.

Les voix sont magnifiques dans leurs vocalises étincelantes ; la musique est superbe. Pourtant nous sommes tous trois d’accord pour déplorer les choix du décor trop lourd et de la mise en scène inégale. J’ai trouvé qu’il y avait une authenticité dans la recherche des costumes qui semblent sortis de gravures anciennes mais  les couleurs et les tissus ne sont pas valorisés par la lumière ; de notre place ses effets paraissent  très limités. On manque d’air dans ces décors où aucune nature, aucune place (on est à Séville !) n’est décrite. La maison, une énorme structure classique  blanche s’ouvre en son milieu au gré des changements de tableaux pour permettre le jeu des acteurs à l’  intérieur. Les acteurs semblent alors tous petits, perdus.

Je retiens deux ou trois choses de l’ensemble de cette pauvre mise en scène : le tableau des deux compères voulant enlever la belle Rosina (sportifs de l’escalade), drapés dans leur cape noire, escaladant deux échelles de cordes jetées sur le mur du fond de scène et jouant du filin. C’est efficace et beau tout comme l’effet que procure l’agrandissement des ombres des acteurs. Les jeux des chanteurs avec le claveciniste sont drôles et pleins d’humour. Les chœurs du Capitole uniquement masculins sont très réussis vocalement mais très statiques dans leurs déplacements.
Et quant au  tableau final, aussi peu réussi que le tableau du début, je cherche toujours à comprendre le pourquoi de ce panneau façon bronze massif qui descend brutalement jusqu’au sol occupant toute la largeur de la scène. Une vraie guillotine qui m’a coupée la chique ! Dommage les artistes sont vraiment talentueux.

lundi 21 mars 2011

Il a une sacrée classe, François Bunel !

L’homme de ma vie m’a cédée, grand seigneur,  son tournicotant fauteuil IKEA à l’étage et a opté pour le Foot  sur l’écran du rez-de-chaussée.  
Je m’échauffe : d’une main la télécommande  et à proximité quelques carrés de chocolat noir : je me lance dans l’univers des polars nordiques,

 je regarde « La grande librairie » sur France 5.  

On y voit François Bunel habillé sport élégant, dans un trois quart en cuir doublé de fourrure, ou en velours foncé, reçu chez les différents écrivains ou dans des cafés sur des pontons flottants devant l’étendue des fjords…immenses. François Bunel aborde ses interlocuteurs avec simplicité dans le sourire plissé de ces yeux ; J’ai enfin trouvé le remplaçant de Bernard PIVOT. Plus dandy et joli garçon certes, mais gentil , littéraire éclairé,   délicat dans ses interviews et puis il a pas la grosse tête !

Je connais très peu de choses de la Norvège ou de  la Suède. J’en connais  BJORK que j’aime pour sa façon si particulière de chanter et son talent d’actrice dans « Dancinq in the dark » (magnifique !) le film « Festen » (dérangeant) et … le saumon. Depuis deux ans j’ai découvert, sur les conseils d’une bibliothécaire de la Médiathèque, l’univers des polars du grand froid  avec l’écrivain islandais, Arnaldur INDRIDASON.

Manque de chance François Bunel n’avait pas cet auteur en magasin ce soir-là mais j’en ai découvert plein d’autres  dont Jens Christian GRONDHAL écrivain  danois. Pour lui la littérature a pour fonction de ralentir le temps, de marquer une pause. 
Henry MANKELL est l’auteur des enquêtes de l’inspecteur WALENDER. Il  fait la navette entre le Mozambique où il dirige une troupe de théâtre et la Suède. Faut au moins ça pour supporter ce pays, où en été le soleil ne se couche jamais (de mai à fin juillet) et ne se lève jamais en hiver (de fin novembre à fin janvier).  Pas étonnant tous ces suicides !

Pas mal ces polars ; je me suis laissée prendre à ces paysages en noir et blanc.  Je regarde avec plaisir la série à l’écran même si Kenneth BRANAGH a vieilli comme tout le monde (qu’est devenu le jeune premier du film « Beaucoup trop de bruit pour rien » ?) dans le rôle d’un inspecteur  tourmenté, alcoolique et enfoncé dans une vie personnelle broyée.

MANKELL nous dit que le polar permet de parler de la société telle qu’elle se reflète dans le miroir du crime. MANKELL a cherché un personnage auquel on puisse s’identifier : ses pathologies sont significatives du diabète, maladie aujourd’hui très fréquente …. Ouais je n’y aurais pas pensé.
Le héros vieillit mal, il s’enfonce dans la maladie d’ALZHEIMER, dégénérescence mentale qui hante l’écrivain plus que toute autre maladie. Pour MANKEL l’intellectuel a pour mission de raconter des histoires mais aussi de faire naître des débats de société…et d’évoquer le siècle des lumières et celui de Sartre et Beauvoir.

Je n’ai rien lu de Camilla LACKBERG qui fait un malheur en ce moment : à l’âge de 4 ans elle écrivait déjà des polars! ( l’histoire d’un père Noël qui assassine sa femme ). Je me demande bien comment ont réagi ses parents…

Anne B. RAGDE, brune, la cinquantaine très épanouie,  a remporté l’équivalent du prix Goncours avec « zona frigida ». Elle vient de publier « La terre des mensonges » où elle parle de la Norvège ancestrale et de la Norvège moderne, celle qui fleure bon le pétrole et le gaz naturel avec lequel  les norvégiens sont devenus très riches.
Les polars d’Arnaldur INDRIDASON n’échappent pas au genre nordique : introspection, recherche de personnes disparues, histoires de familles, drames avec en toile de fond très étayée l’histoire de la société et puis toujours l’histoire personnelle de l’inspecteur héros, Erlendur accompagné de ses adjoints  aux noms imprononçables. Le temps s’écoule différemment dans ces histoires. Une ambiance étrange, les fjords, la lande.

A essayer avec un bon vin chaud !

lundi 14 mars 2011

"...J'ai trouvé un'e p'tite charcutière qui fait un'e de ces terrines !".



C'est la 3ème fois que je fais du pâté (ce lien sur le Tarn permet de découvrir plein de recettes à base de cochon)  dont la chair a été préparée (hâchée, salée et poivrée) par un charcutier de la Halle St Cyprien amateur de rugby.  La chair à pâtée (à base de rugbyman mis sur la touche) réunit de la gorge, du foie, et de la poitrine.
Avec 3 kgs (3,50 €/kg) je réalise 8 bocaux.

Ma récente expérience a complètement désacralisé ce qui me semblait très compliqué et au moins je sais ce qu'il y a à l'intérieur. D'après les goûteurs de notre entourage il est bon, d'ailleurs il a une bonne tête non ? Comme j'aime bien partager je vous  livre la recette de base telle que je l'ai faite.

Avant cuisson au four.

La cuisson au four - Thermostat 7 - au bain marie pendant 25 mn est simple à partir du moment où le bocal est assez épais. Je m'en  sert simplement pour la cuisson. Après le temps de cuisson prévu, la partie supérieure du bocal présente une croûte dorée. Je sors le plat (attention c'est lourd et très chaud) et mets les bocaux à refroidir à température ambiante dans la cuisine. Ils sont ensuite mis au frigo pour que la graisse se fige. Au bout de ce temps, je les démoule et les mets dans une poche de congélation, au congélateur. C'est ultra pratique d'avoir en réserve ce genre de petite cochonnerie.
Comme je ne suis pas une spécialiste de la rédaction des recettes, ce n'est que maintenant que je vous raconte comment finir la préparation de la viante à pâté.
Pour avoir une chair homogène et qui ne s'émiettera pas, ajouter 1 oeuf entier par kg de chair et un peu de lait (1/2 verre à eau par kg).
Vous aimez la simplicité et les goûts authentiques ?  N' ajoutez rien d'autre.
Vous aimez la nature ? Ajoutez du persil bien hâché.
Vous aimez l'ail ? Mettez du persil et 2 à 3 petites gousses d'ail (enlevez le germe) hâchées menu avec le persil.
Vous aimez trouver un petit effet craquant ? jetez dans la chair des pignons de pin ou des noix grossièrement cassées.
Certains ajoutent du cognac ; tout est possible. On peut vraiment donner cours à son imagination. Remélangez bien le tout.
Lancez-vous ! Un truc sympa  : achetez ces petites terrines en verre qu'on trouve partout ; ne les remplissez pas trop pour éviter que le verre ne se  casse au moment de la congélation et mettez-les au congélateur. A consommer dans les 3 mois.
Vous êtes invité(e) et vous n'avez pas une bouteille de vin ou un bouquet à amener. La terrine maison dont vous aurez cerclé le couvercle d'un ruban ou d'un lien de raphia sera un geste original et apprécié. Avec l'étiquette c'est top !

La terrine des copains.


La Marine et le DSK

Arrêtez messieurs les journalistes, de lui donner du MADAME. Madame pour moi va avec respect. Et j'ai pas envie de lui faire cet honneur avec les idées qu'elle trimballe ! C'est un mot, "respect", que les jeunes ont souvent à la bouche. Enfin pas tous, surtout ceux que certains veulent nettoyer au karcher .
Moi, je préfèrerais qu'on l'appella (tant qu'à faire conjuguons, ça ne peut pas faire de mal) "Mademoiselle" puisqu'elle n'est pas mariée ; oui, mademoiselle Le Pen ça la ferait descendre du pied d'estal où on la place depuis que les sondages ébranlent les médias. Elle est très finaude la Marine. Je dirais plus : elle est maligne....comme une tumeur !
José Arthur a cité un anagramme savoureux    pour marine le pen : "Amène le pire". .
Quant au DSK, ce n'est pas un nom de requin mais les initiales d' une espèce toute en rondeurs.
DSK  s'est offert un sérieux coup de pub avec ce  reportage passé sur plusieurs chaînes de TV, et que j'ai vu, hier Dimanche à l'heure du déjeuner.
Nous en avons retardé le nôtre pour examiner de près le personnage qui vaque dans les hautes sphères du FMI. Il est très à l'aise le DSK ; il change de langue comme d'avion. On dirait qu'il a fait ça toute sa vie. Il est toujours prêt à siffler une flûte de champagne très vite entre 2 réunions. Il a pris un de ces bides ! Mais bon il a endossé le costard de "la force tranquille" auprès de laquelle Anne veille.
Et puis c'est pas son tour de taille qui l'empêche de se laisser...séduire (même au FMI y'a de la cuisse !). En tout cas on sent qu'il maîtrise ses sujets ; on l'a lui fait pas à DSK. Tous les sondages le donnent gagnant et en plus ce documentaire est très valorisant. Et il dit qu'il sait pas s'il va y aller ? Allons donc il faut être très naïf pour le croire.
Moi je veux bien parier le champagne !

dimanche 13 mars 2011

Donner un coup de vieux à une poterie

Je tiens d' Alain Baraton le célèbre jardinier himself, ce truc que je compte mettre en pratique dès que j'aurai un yaourt périmé... Pour obtenir une patine à l'ancienne (il paraît que les antiquaires l'utilisent) il faut enduire la poterie d'un yaourt, de préférence périmé ; la moisissure sera mangée par la terre et au bout de quelques semaines l'effet est semble-t-il étonnant. Y'a plus qu'à essayer !

samedi 12 mars 2011

Escalopes de veau en sauce aux cèpes

Le faitout vu d'avion.
Evidemment je n'avais pas mes lunettes lorsqu'à 11 h du soir j'ai sorti du congélateur une barquette que je croyais être du sauté de veau ! Donc ce matin, j'ai du changer mes projets. Du sauté je suis passée à une recette que je tiens de ma mère (dont la cuisine simple mais appliquée est une référence).  Je l'ai conservée dans ma mémoire mais aussi dans des notes dont vous seriez effrayés tellement c'est la panique dans mes recettes.
Cette recette est ultra simple : il suffit d'acheter du sauté, de ne pas mettre ses lunettes etc...non je rigole, c'est vrai que c'est enfantin même les garçons la réussiront.
Il faut prévoir un petit bocal de cèpes lyophilisés -"roi des montagnes"- (bons et au prix raisonnable) qu'on met à tremper dans un bol d'eau chaude.
Ca commence avec un faitout. On verse de l'huile et on fait revenir les escalopes qu'on a d'abord promenées sur la farine. On les réserve et on émince l'oignon en rajoutant de l'huile. Le faitout a conservé les sucs de la viande ainsi que la farine. On en rajoute un peu et on fait revenir cet oignon en remuant. Environ 10 mn après intégrer 2 cuillères à soupe de concentré de tomate. Mélanger avec la cuillère en bois. Remettre les escalopes, couvrir d'eau chaude, ajouter une feuille de laurier, saler et poivrer.
Couvrir le faitout avec son couvercle sur lequel on verse de l'eau. Ah oui j'avais omis de préciser que l'idéal est un faitout qui possède un couvercle permettant d'ajouter de l'eau pour la cuisson à l'étuvée. Si vous n'en possedez pas découvrez partiellement le faitout ou la grande poêle si vous n'avez pas de faitout. Dans ce dernier cas, c'est que le vôtre (cas) est vraiment désespéré car un faitout est quand même un ustensile indispensable dans une cuisine.
En 35 ans de vie d'adulte, je n'ai pas accumulé une grande quantité d'ustensiles ; je résiste toujours à l'achat d'un micro-ondes et mon espace de cuisine est aussi grand que celui de certains camping-cars ou mobil-homes. L'avantage est que tout est accessible, que le comptoir masque l'évier quelquefois (hum !) encombré et que tout est très vite nettoyé.
J'admire les ménagères dont la cuisine est impeccable, où tout est essuyé et aussitôt rangé après la vaisselle. J'admire mais je n'ai pas fait héritage de cette vertu dans mes gènes catalans. A 90 ans sonnés l'une de mes grands-mère se baissait jusqu'au sol pour en débarrasser une miette. Oui, Yaya Lola je pense toujours à toi quand je vois ma mère à son tour le faire ou qu'il m'arrive (rarement mais ça m'arrive !) de me baisser moi aussi dans cette attitude de copier/collé.
Où en était-je de cette recette ? Ah oui le temps. Et bien 1 h suffira pour qu'à feu doux ce mitonnage atteigne son apogée.
Comme tous les ragouts il n'en sera que meilleur s'il est réchauffé.
Pour l'accompagner, quelques pommes de terre cuites à l'eau ou bien des pâtes. Le vin ? rouge bien sûr. Bien charpenté et qui s'accomode aux cèpes. Là je manque de culture...

mardi 8 mars 2011

MES COUPS DE COEUR

C'est pour une coupe ?
20 h 30 la Journée des Femmes a encore quelques heures devant elle...A Paris, dans le 18ème une coiffeuse prodigue des soins à la tête et à l'âme.
ouvert de 9h30 à 17h30 du lundi au vendredi
28 rue de la Charbonnière 75018 Paris
tel: 01 42 59 43 36



Petit format à l'huile
d'après Gaughin
 

Le quartier de la Goutte d'or résonne-t-il encore de la gouaille des femmes, des ouvrières, blanchisseuses, filles en cheveux (parce qu'elles n'avaient pas de chapeaux) ou bien d'un accent moins glamour. Dans ce salon "social" on peut entendre l'accent des femmes qui ont perdu leur dignité "il n'y a personne pour prendre soin de nous" "j'étais un déchet...". 8 h ce matin,  la journée des femmes a tendu des micros à l'une d'entre elles : dans un salon de coiffure très gai, ouvert par une femme généreuse qui s'est lancée au secours de ses semblables.
Cet accent de sincérité m'émeut quand elle dit "cela me révolte !" ou encore quand elle présente le miroir pour que la cliente coiffée, arrangée, puisse juger du travail sur sa nuque et qui dit "c'est moi ça ?".
C'est pour vous, 3 € la coupe et les conseils beauté. La touchante initiatrice a eu un mot délicieux qui m'a fait sourire tant il était poétique sans y toucher : "Ce que je fais...c'est pas de la poudre de Merlinpimpin" !
D'accord, Paris ça fait une trotte pour une coupe et un brushing mais je vais chercher s'il existe un équivalent à Toulouse. Si l'une de vous connaît l'adresse...

MES COUPS DE GUEULE

Petit format à l'huile
d'après Gaughin
Je ne partirai pas au boulot ce matin sans écrire un mot à l'adresse des femmes, de toutes les femmes les gardiennes du foyer, les travailleuses à l'intérieur, à l'extérieur... et pas toujours des aboyeuses. On entendra aujourd'hui toutes celles qu'on entend peu. Et bien oui prenons-le cet espace et occupons-le à fond !!!
J'ai entendu Florence MORENO, historienne et écrivaine, "aboyer" sur les ondes d'un ton calme et déterminé : cette "Chienne de garde" en tête de la meute, nous rappelle que ce mouvement veille à ce que la dignité des femmes soit respectée. Les femmes représentent plus de la moitié de la population ; elles sont payées 27 % de moins que les hommes pour un même travail !
Ne plus être insultée par des plaisanteries salaces, par des mots injurieux, être payée comme les hommes et se défendre des coups pour toutes celles qui les subissent, est-ce trop ?
"Quand on consent aux mots, on accepte les choses" : quand on vous parle mal, qu'on vous maltraite jour après jour...il finira par vous battre comme plâtre et en plus vous avez honte, vous cachez cette honte sous des histoires dont vous êtes passées maître en rebondissements domestiques. Une chute dans l'escalier, une vitre qui s'est précipitée vers vous sans crier gare...Je pense fort à vous et je vous aime. Quand vous en aurez le courage pensez qu'il y aura toujours une femme pour vous tendre la main. Prenez-la !