Kélerdut - Domaine des Rochers.

Kélerdut - Domaine des Rochers.
Kélerdut - Domaine des Rochers.

samedi 2 novembre 2013

Du tac au tac.


2 novembre 2013.

 Notre petit-fils, 6 ans au petit-déjeuner demande quel est le projet de sortie.  Yayou son grand-père propose une virée aux « Puces ». Après l’explication qui s'impose, il démarre à toute allure une poésie de sa petite voix flûtée :
« Une puce prit le chien pour aller à la ville, au hameau voisin.
A la station des marronniers elle descendit.
-          Vos papiers dit l’âne coiffé d’un képi.
-          Je n’en ai pas.
-          Alors, que faites-vous ici ?
-          Je suis infirmière et fais des piqûres à domicile ! »

Robert Clausard.

Et nous d’éclater de rire !
L'à-propos n'attend pas le nombre des années.

dimanche 7 juillet 2013

Y'a plus qu'à recommencer !

Le 111 des arts, c'est mort pour moi cette année. L'objectif et le défi de cette expo qui a lieu tous les ans fin novembre, à Paris, Lyon et à Toulouse  m'ont donnée un nouvel élan. Je me suis lancée dans la création de peinture au format 20 X 20 requis et envoyé le dossier en croisant les doigts. Faute de nouvelles, un mois plus tard, j'appelle au seul numéro communiqué dans les formalités. J'apprends que l'envoie  en colissimo n'a même pas été réceptionné. Le délai trop court aurait dû m'inciter à l'amener en personne. Grosse déception ; j'y croyais ferme. Le jury ne se réunissant qu'une fois, il faut bien accepter de reporter à l'an prochain ma candidature.
Pour ne pas rester sur cet échec, j'ai cherché un endroit pour exposer d'ici la fin de l'année. J'ai convaincu Françoise, aquarelliste amateur de m'accompagner pour ce projet. Pour elle aussi c'est une première. Nous avons contacté l'Association Olympe de Gouges qui a accepté notre proposition pour 3 semaines d'expo en décembre 2013.
Nous connaissons toutes deux ce lieu qui accueille dans le quartier St Cyprien, les femmes victimes de violences. Elles sont hébergées un temps dans cette "Maison d'à côté" et essaient de s'y reconstruire notamment en élaborant des menus dans le petit restaurant ouvert aux adhérents mais aussi aux voisinage ou dans le cadre de l'activité "traiteur".
C'est un endroit chaleureux et très accueillant ; Il sera idéal pour cette première exposition en tandem.
 
 

vendredi 5 juillet 2013

Une ligne de rêve

Attention ça pousse ! Une visite au petit potager me permet de vérifier au fil des jours l'état des haricots. Vert sur vert : c'est pas évident de les repérer au milieu des feuillages. Il faut faire reposer le regard et reprendre la cueillette. J'en ai récolté une bonne poignée. La base idéale d'une petite salade fraîche pour ce soir.

jeudi 9 mai 2013

Préparer un dossier de candidature pour une exposition


Il suffit parfois d'un mot pour oser se lancer. Le mot a été prononcé par celle à qui je confie le redressement de ma colonne vertébrale, le dénouement de mes muscles et de tout ce qui est invisible dans ce corps qui me porte. J'ai vite repéré dans son cabinet les trois petites peintures de bonnes femmes drôles et émouvantes. "Je les ai achetées à une jeune artiste repérée au 111 des artistes."
Tous les ans, l'association "le 111 des artistes" lance un appel à candidatures pour des artistes qui seront exposés dans les 3 villes, Paris, Lyon et Toulouse, au profit des enfants atteints de maladies telles que la leucémie, les cancers, après sélection sur dossier.
Les réalisations artistiques sont présentées dans un format 20 X 20.
Les artistes perçoivent 40 % du prix de l'oeuvre et le reste est versé à l'association.
Lancez-vous ! me dit-elle. Le plus étonnant c'est qu'elle n'a rien vu de mes tableaux.
Il faut d'abord recenser dans un catalogue les peintures à l'huile, et à l'acrylique ainsi que les réalisations au pastel ou au dessin. Grâce à l'appareil photo numérique je vais pouvoir constituer le book.
C'est fait. J'attends le facteur pour réceptionner ma commande. Il faudra ensuite  joindre le CV artistique et envoyer le tout au jury.
J'ai besoin de me confronter à d'autres et d'avoir l' avis de professionnels.

Pourvu que ça marche !
 
 
 

 

 

 
 
 


 
 

Un tuyau valorisé avec une astuce décorative

A l'occasion d'une visite chez un fournisseur de papier peint où l'accueil et la disponibilité sont toujours de mise (Delzongle Balma), j'ai demandé des catalogues de démonstration de papiers peints. J'y découpe les papiers d'excellente qualité qui peuvent servir dans de nombreuses réalisations de déco. Par exemple le découpage des feuilles pour un arbre mural ou ici pour une tuyauterie dans une cuisine.
Le choix des couleurs est fait en fonction des couleurs déjà présentes dans la pièce. Après quelques tentatives de modèles de feuilles et de l'oiseau j'entoure le découpage autour du tuyau et fait une incision dans laquelle je passe le bout de la queue de l'oiseau ou du pétiole de la feuille. L'incision ne doit pas être trop longue. Elle doit permettre de faire tenir le tout sur le tuyau. L'oiseau est placé en hauteur et les deux feuilles figurent la branche ou le nid. Le but n'est pas d'occulter le tuyau mais d'en faire un atout.
 
 

Relooker des ballerines

J'ai troué le pied gauche de ma ballerine ! Dommage la paire est en bon état. Ce serait du gâchis de les jeter. J'ai puisé dans mes boîtes à la recherche d'une couleur qui convienne et d'une matière facile à mettre en oeuvre. Je découpe sur du papier un modèle de fleur stylisée et vérifie que la proportion est juste. J'ai choisi une feutrine orange et découpé le modèle papier. Je rajoute une touche de rouge en coupant le noeud en cuir d'origine que j'enroule en tortillon.
Je colle le tout avec de la colle forte en insistant sur le collage d'un pétale à l'endroit du trou.
 
La paire est sauvée !
 

mercredi 6 mars 2013

Un chêne s'est couché

Hugo Chavez est mort. Tandis que le café noir fume sous un ciel pluvieux, les chroniqueurs de France Inter déchargent leurs discours convenus. Les poncifs s'alignent : dictature, bilan désastreux. Une experte jointe au téléphone bredouille : oui quand même, il y a quelques chose de positif, les classes les plus pauvres ont accès à l'éducation, la santé... Un peu plus loin, la remarque du président Obama tombe comme une guillotine : une ère nouvelle s'ouvre pour le respect des droits de l'homme. Alors là c'est magnifique ! Guantanamo est toujours en activité, au sud de Cuba ; l'enclave américaine y déploie ses méthodes au plus près des droits de l'homme. Shame on you, president Obama !
Lisez plutôt l'article de Jean Ortiz paru dans le journal l'Humanité. On peut y voir une autre facette du Vénézuela.
Le café a refroidi. Je laisse un message sur le téléphone d'un ancien locataire de notre studio étudiant. Il s'appelle Vladimir, il avait 18 ans et venait faire des études à Toulouse. Un jeune homme brillant et charmant. Issu de la classe moyenne de Caracas. Il parlait avec respect de Chavez et reconnaissait les progrès réalisés au Vénézuela depuis l'arrivée au pouvoir d'Hugo Chavez. Il n'habitait pas dans les quartiers Est de la ville où fleurissent les résidences protégées de la classe supérieure. Si tu reviens à Toulouse, viens nous voir ; on parlera du Vénézuela.


dimanche 27 janvier 2013

Mes week-end avec Edmond

J'ai déjà passé deux week-end avec Edmond. Beau mec, yeux de velours et bien sapé dans sa redingote ajustée. Il m'a accueillie dans son salon aux boiseries travaillées, meublé en Louis xv.

J'ai pris un fusain, les pinceaux et les tubes de couleurs. A nous deux mon bonhomme ! Si tu crois que tu m'impressionnes avec tes allures de Comte ! Je vais te prendre par les cornes et te figer sur la toile d'où jamais tu ne sortiras. Et ne crois pas que tu pourras t'échapper comme tu l'as fait du Château d'If.
Sur la cheminée que tu orneras, tu veilleras sur la maison d'une amie chère.



 

samedi 26 janvier 2013

Les fêtes sont passées, et le prix du foie de canard a retrouvé la valeur d'avant Noël. Je suis retournée sous la Halle du marché St Cyprien, où j'ai quelques habitudes mais pas de royalties. Chez Betis, le foie est à 42 €/kg. Je vous fais partager ma recette très simple pour un foie de 470 g, dénervé, salé et poivré et cuit 40 mn après le sifflement de la cocotte minute à feu très doux.
Les photos ci-dessous vous permettront de réaliser la recette de base.
Le foie "respire" hors du frigo, 1/4 d'heure à température ambiante

Séparez les lobes et dénerver sans avoir peur de tirer et d'abîmer le foie, on pourra aisément le reconstituer.

Redonnez l'aspect initial en le travaillant délicatement.

Salez et poivrez, sans trop ; car si c'est trop, c'est iratrapable alors qu'on peut toujours ajouter du sel de Guérande au moment de la consommation.

Faites prendre une forme de croissant au foie et enfoncez-le dans une terrine en verre en tassant afin de chasser l'air au maximum. Ebouillantez une rondelle caoutchouc de 100 mm de diamètre pour un bocal de 500 g. Placez-la à l'intérieur du couvercle tout en veillant à mettre la languette d'ouverture à l'écart du système de fermeture.


Calez le bocal dans des torchons lestés de gros cailloux. Remplir la cocotte d'eau froide et recouvrir de 2 cm au-dessus du bocal.
Faites monter en pression et minutez 40 minutes après le sifflet, à feu doux. Evacuez la vapeur et laissez refroidir dans l'eau de cuisson. La graisse se fige au bout de quelques heures.
Je vais essayer de conserver ce mets de fête jusqu'à Noël prochain mais rien n'est moins sûr. Sur des toasts de pain grillé, avec un verre de Jurançon, ce sera un vrai bonheur !
 
 
 
 

jeudi 24 janvier 2013

Viens dans ma rue...Y'a des Roms

Mercredi, 18 heures, le sac de sport en bandoulière, la casquette bien enfoncée et l'écharpe autour du cou, je presse le pas vers mon cours hebdomadaire de yoga. Une escorte de 3 agents de sécurité fait le planton devant le 29 de la rue des Champs Elysées, prêts à veiller sur l'appartement vidé manu militari, l'avant veille. Des familles de Roms  occupaient les lieux depuis un mois environ. Je frissonne. Est-ce à cause du froid qui s'est abattu sur Toulouse ou à cause de l'ambiance plombée de ce coin de rue.
 
Flash back : Mardi matin, 8 h, j'appelle ma jolie voisine pour organiser une livraison commune de bois pour nos cheminées "ludiques". Elle m'apprend qu'une expulsion d'appartement a lieu au même moment à quelques maisons de là. Les bénévoles du D.A.L ont permis à ces familles de Roms de s'installer sous un toit depuis longtemps désert. J'ai vu il y a un mois environ, des personnes du DAL, puis des élus de la Mairie sans doute, mener des transactions sur le trottoir. Les familles ont pris possession des lieux dans cette rue tranquille. Un magasin de coiffure jouxte le petit terrain vague à l'arrière de la maison. Je n'ai pas eu un sentiment d'insécurité particulier depuis cette installation. J'ai croisé à plusieurs reprises un couple avec enfant, une vieille femme habillée de noir se déplaçant avec difficulté. Un vieil homme est revenu après un séjour à l'hôpital.
Dans le jardin vague, des objets divers s'accumulent et polluent sans doute la vue de la famille qui vit en mittoyenneté. Sur les trottoirs, on rencontre régulièrement les déjections des animaux de compagnie de "gens très bien" qui vivent "normalement" dans leurs appartements douillets. On ne croisera plus les Roms ; ils sont sans doute logés à l'hôtel en attendant des jours meilleurs.
Je téléphone au DAL pour signaler sur le répondeur ce qui se passe. J'appelle un copain qui milite à France Solidarités.
Je quitte la maison pour le boulot. A l'autre intersection, entre la rue des Champs Elysées et la rue Emile Zola (c'est la lutte des classes dans ce quartier !) trois CRS en tenue, veillent aux débordements ! Tout est calme pourtant mais...on ne sait jamais. Je n'ai rien fait de particulier pour ces familles ; je leur ai seulement adressé un sourire quand je les ai croisées.
 Je viens de voir la Vidéo du Journal de TLT du mardi 22 janvier 2013. Le commentaire du journaliste est édifiant : il évoque les personnes qui sont choquées par l'expulsion en plein hiver mais aussi un voisinage exaspéré par une promiscuité qui rendait impossible la vie du quartier ! Il s'en est fallut de peu qu'une pétition circule. J'imagine les conversations haineuses qui vont alimenter pendant des semaines la fidèle clientèle de notre chère coiffeuse.
Les fenêtres sont obstruées, une porte est superposée à la porte d'entrée du 29 et des  vigiles se relaient. Le propriétaire de l'immeuble va perçevoir des indemnités pour le préjudice de la part de la Mairie et il s'engage, la main sur le coeur, à réaliser les travaux pour réhabiliter la maison en vente depuis longtemps, sans succès.
La boucle est bouclée.
 

mercredi 23 janvier 2013

Le Familistère de Jean-Baptiste Godin.
Tout en repassant, j'écoute "Là-bas si j'y suis" sur France Inter. Je découvre un mot déjà entendu mais sans en connaître la signification : "phalanstère"*.
D. Mermet raconte la réalisation d'un homme, fils de serrurier, qui a mis en oeuvre en 1846 l'utopie de Charles Fourier au sens d'idées socialistes préconisant la construction d'un "palais social" avec une vie communautaire* où l'instruction et les loisirs sont accessibles aux ouvriers.
Ce palais existe toujours, à Fervaques près de St Quentin dans l'Aisne.
Godin l'a baptisé "Familistère". Son entreprise, d'abord modeste avec 32 ouvriers fabrique des réchauds, des gazinières, des poëles de chauffage. En 1876, l'entreprise Godin a 1800 ouvriers. Ce type est incroyable ! Il fait construire un palais sur le modèle de Versailles pour des familles qui occupent des appartements regroupés en blocs et non des pavillons individuels comme ceux des mineurs des Corons dans le nord. Il défend l'idée que c'est cette vie collective, de proximité qui favorise les échanges, et la solidarité.
Dans ce palais, on trouve un théâtre, bibliothèque, école, piscine, pharmacie...Ca fait rêver. Il paraît que beaucoup l'ont critiqué (notamment Zola).
Godin disait qu'il ne pouvait y avoir de développement économique sans développement social et vice versa. Le mot utopie peut donc bien être synonyme de réalité puisque ce rêve à duré jusqu'à la mort de Godin en 1888. L'entreprise a poursuivi son activité avec les mêmes infrastructures jusqu'en 1968.
Godin avait créé bien avant la Sécurité Sociale de 1945, un système de caisse mutualiste qui permettait d'aider les ouvriers malades, invalides, les familles touchées par un décès. Les salariés de l'entreprise Godin n'ont pas hérité de la richesse de la culture (Voir l'article sur "L'argent sans foi ni loi" ) ; il veut la leur rendre accessible.
C'est donc une forme d'autogestion qui se met en place au milieu du 19ème siècle.
En  2013, l'entreprise Godin est toujours là mais le patron n'a conservé que le nom. Les salariés parlent d'un bon en arrière de plusieurs siècles : ce patron des années 2000 dont la fortune personnelle est la 302ème sur les 500 plus grosses fortunes de France, refuse de mettre la main à la poche pour la traditionnelle fête annuelle de l'entreprise. Lors d'une grève en novembre 2012 les salariés ont résisté ; beaucoup d'entre eux ont dû demander du secours à la soupe populaire. Le jour de Noël a été un jour de lutte dans cet ancien palais social.
Jean-Baptiste André Godin, tu dois te retourner plus d'une fois dans ta tombe !

dimanche 20 janvier 2013

Film X

J'ai tourné un film pour A x-les-Thermes...

et je ne ferai pas ça tous les jours ! Il était question d’un petit film pour une campagne publicitaire destinée à valoriser les thermes d’Ax-les-Thermes. Vous voilà rassurés ! Par hasard, j’ai eu l’occasion de transmettre ma candidature sur photos, au petit ami de ma nièce qui a obtenu le contrat pour la réalisation de ce film. Avec ma sœur  de 8 ans ma cadette, nous avons accepté la proposition sans trop y croire. Elle a comme moi des cheveux courts, grisonnants. C’était un critère essentiel.
Ma sœur et moi avions surtout envie de passer un bon moment de rigolade ensemble qui n’était pas motivé d’emblée par le cachet plutôt symbolique (il s’agit de jeunes entrepreneurs dont un proche par le lien avec ma nièce). 48 H avant le tournage, ma sœurette déclare forfait, clouée au lit par une grippe.  Mon homme peut-il remplacer la jolie quinqua aux yeux bleus ?
Depuis peu à la retraite, il n’hésite pas longtemps à jouer le jeu ! On file à Décathlon pour l’équiper d’un maillot qui s’avèrera complètement inutile car on ne le verra pas une seule fois sur la pellicule. De mon côté je renouvelle aussi le maillot une pièce qui s’est complètement étiolé après une année d’aquagym dans l’eau chlorée de la piscine Léo Lagrange.
Après le repas au cours duquel nous signons nos contrats en bonne et due forme, Mathieu (23 ans) et Louis (24 ans petit ami de Joy) nous ont expliqués le déroulement de l’après-midi. Nous rejoignons les Thermes avec la petite Cerise (11 ans) et sa tante qui est la mère de Mathieu. Dans un étage réservé  au tournage nous faisons la connaissance des dames habillées de blanc, chaussées de sabots, qui accompagnent les curistes et sont chargées des équipements (peignoirs, serviettes etc.). Les rires fusent et nous sommes  tous de très bonne humeur. Joy joue son rôle de maquilleuse improvisée à la perfection et nous commençons à jouer les curistes en goguette. Les séquences ne feront que quelques secondes au total sur 1 minute 30 de totalité de film sur Ax-les-Thermes. Immergés dans une eau à 35°, un très sympathique kiné polonais (et oui il n’y a pas que des plombiers !) nous fait faire des exercices. Il est  hors champ. Harnaché d’un appareil photo, Louis nous dirige en nous demandant de simuler le bien-être. Je demande à l’équipe des thermes (les dames en blouse blanche, la responsable du personnel, attentive au tournage, Joy, Cerise et sa tante) de nous faire rire pour  que nos visages expriment le bonheur et la béatitude. C’est un vrai métier !!! Le pompon est atteint quand Christopher (je vous épargne l’orthographe polonaise) me masse pendant ½ h, huilée comme une sardine, sur une table de massage. J’ai troqué le « Une pièce » pour un bas de maillot que j’ai prévu. Mon mari, hors champ, avec un arrosoir de jardin,  verse de l’eau sur mon dos, en simulant la douche d’eau thermale qui se fait en temps normal en cabine. Le plan est très resserré car l’image ne montrera que l’endroit où vont et viennent les mains de Christopher.  Il y aura une dizaine d’arrosoirs au total ! Je fais provision d’images mentales pour supporter ces douches à répétition. Je pense à Catherine  Deneuve. Ah non pas elle, depuis que je sais qu’elle soutient Depardieu ! Je suis absente…J’ai hâte que cela finisse ; je plaisante pour passer ce moment où je me sens complètement devenue une plante verte ! Je reprends mes esprits, un peu sonnée, la tête échevelée. Merci Christopher ! Vous ne faites pas un métier (celui de kiné) facile !
Pour finir, je dois suivre les explications de Monique qui s’est dévouée pour  m’expliquer le fonctionnement  des aérosols avec des gestes appuyés. Le film sera muet avec une bande son d’une musique « originale » composée par un ami de Mathieu et Louis. Là aussi, devant le même public qui suit le tournage avec beaucoup d’amusement (c’est pas tous les jours qu’on participe à un truc pareil) je fais de mon mieux et le fou rire nous prend plus d’une fois avec ma complice. A 17 h tout est bouclé. Louis et Mathieu ont les yeux cernés mais me disent être satisfaits.  Je suis  contente qu’ils le soient, soulagée et  flagada aussi. A 19 H 30 nous sommes de retour  à Toulouse sous la même pluie battante qu’à l’aller.  J’ai hâte de voir ce que ça va donner. Le film sera diffusé sur internet. Ma petite soeur m'a manquée.
 

dimanche 16 décembre 2012

16 décembre 2012 à Toulouse, avant la fin du monde.

P1030214P1030212 Une balade au départ du quartier de la Gare Matabiau : Sapins violets sur le toit aux couleurs de la ville...Halte sous les arcades de la place du Capitole. Le marché de Noël brouille la vue de la Mairie et de notre glorieux théâtre. Les relents de vin chaud ont quelque chose d'incongru sous la température clémente. Vous remarquerez que tout est prévu pour retenir le client.        

Place EsquirolP1030223
P1030224P1030226                                               
Place Esquirol, un sapin de lumière éclaire le carrefour. Il ouvre la voie aux piétons. Ils accaparent la rue  qui leur est enfin rendue. Les travaux seront bientôt achevés. Je déambule sous les étoiles. Un public joyeux flâne devant les animations : chorales improvisées, des hommes à tête d’écran... Le square se rapproche.  Sur la façade du donjon défilent des images au laser. Les badauds sont charmés. Je m’enfonce sous le pavé. Le  métro m'attend. Il ne se passera rien de plus le 21 décembre prochain. Simplement, dans son demi sommeil, il me serrera dans ses bras et me dira “Bon anniversaire ma chérie”. Il y a 36 ans il pleuvait du riz à gogo au sortir de la salle des Illustres. Cette année, on a mis le paquet ; ça va faire du bruit !!!
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mercredi 12 décembre 2012

L'argent sans foi ni loi

J’ai découvert Monique et Michel Pinçon  deux sociologues et leur livre « L’argent sans foi ni loi » lors d’une rencontre à la Librairie de la Renaissance à Toulouse à l’automne dernier.

J’ai profité de leur présence pour leur faire dédicacer leur dernier ouvrage : ils étaient côte à côte devant une mini table, complices dans la vie comme dans leurs livres. Monique est un petit modèle, pétillante et enthousiaste malgré le marathon de ces 2 jours passé à Toulouse. Michel écrit le texte sur la page de garde. Il est plus réservé mais aussi mordant dès qu’on le met sur les rails. On voit bien qu’ils sont fatigués mais ils sont là pour faire le job : transmettre et convaincre. La salle est déjà acquise. C’est un petit amphithéâtre chaleureux qui jouxte la librairie et l’imprimerie, toutes deux gérées par le Parti communiste. Grâce à ces militants et ses sympathisants la Librairie est un vrai lieu de partage et d’éducation populaire.
Une petite synthèse de cette rencontre
Monique  Charlot dit
Il existe peu de sociologues qui s’intéressent aux riches. Les riches ont fait sécession : ils sont en train de se constituer en créateurs de richesses. C’est grâce à eux (d’après eux) que nous avons des emplois. Si on n’est pas à leur botte ils menacent de partir à l’étranger. Ils se posent en victimes.
Méthode : ils ont dématérialisé l’argent. L’argent a une prétention à l’universel (lien social). Il a été dévoyé par la classe dominante. A la sortie de la 2ème guerre mondiale les USA ont signé les accords de Bretton Woods : toutes les monnaies du monde ne sont plus indexées sur l’or. Seul le dollar est indexé sur les réserves d’or. Le dollar devient la monnaie universelle.

Le 15 août 1971, R. Nixon annonce que le dollar n’est plus indexé sur les réserves d’or. La valeur du dollar va changer tous les matins. La planche à billets fonctionne à plein régime.
En 1973, une loi interdit à la banque de France (nationalisée en 1945) de prêter de l’argent à l’état français. L’argent est transformé en arme financière pour détruire les états et asservir les peuples. Désormais, l’état français devra s’alimenter sur les marchés financiers (argent privé).
Le 19 octobre 1985 puis en 2008, la crise est mondiale : on nous a fait croire qu’on a besoin des banques pour vivre. Hors, ce sont les crises qui permettent au système de rebondir. On nous fait croire que pour sauver le monde il faut renoncer à tous les avantages sociaux acquis au fil des siècles.

L’Europe est aujourd’hui la cible des USA. La banque européenne fait fonctionner la planche à billets pour « aider » l’Espagne, la Grèce… à condition que les politiques d’austérité soient à la mesure des désirs de Goldman Sachs.
Michel Pinçon : Le rôle de l’argent dans l’existence de la classe dominante.
Pour appartenir à la classe dominante il faut avoir un patrimoine mais cela ne suffit pas. Que ce soit dans les affaires, dans l’industrie, etc. il faut avoir (de naissance) les bonnes manières. Il faut être adoubé par les membres de la classe pour être accepté dans ce milieu.

L’argent donne du pouvoir sur le temps et l’espace ; il permet d’habiter dans de beaux quartiers. La classe dominante voit d’un mauvais œil l’arrivée dans ces quartiers de nouveaux riches (monde du spectacle, du sport) qui ne sont pas nés riches.
Transmission : quand on a un patrimoine important on ne peut pas ne pas se poser la question de la transmission. Les familles riches ont un rapport à la vie différent de celle des ouvriers car ils inscrivent leur existence dans une grande amplitude.
Culture et éducation : les familles riches envoient leurs enfants dans des écoles particulières. La culture est familière et fait partie du quotidien…Les gens riches deviennent collectionneurs. A un certain niveau de richesse il y a la possibilité de créer. François Pinault a créé deux musées à Venise.
L’argent n’est pas seulement un pouvoir d’achat, c’est un pouvoir symbolique  extraordinaire : on apprend à se vêtir, on acquiert la « classe ». Cette « classe » ne tombe pas du ciel, c’est bien le résultat d’une culture. La classe des riches est une classe très mobilisée. Elle se réunit dans des cercles. Le libéralisme est roi !
Et dieu dans tout ça ? Monique nous dit que la religion est une variable secondaire.
Politique
Les riches sont réunis par une très forte communauté idéologique. Dans les classes moyennes et populaires il y a beaucoup de dispersion au moment du vote alors que dans le milieu des riches le vote de classe est unique.

Au détour d’une remarque de Michel Pinçon on apprend qu’Elisabeth Guigou est un membre actif et influent de la commission  trilatérale en France ; elle fait partie de ces cercles du pouvoir. E. Guigou a présidé en 2008  une session de cette organisation, et présidé une de ses séances dont l'intitulé est "Sauver l'Europe de la tyrannie des référendums" ! Les auteurs du livre rapportent des éléments du compte-rendu du style : "Le référendum irlandais a été humiliant, et prouve que les référendums sont des mécanismes purement destructifs." ou encore : "L'Union européenne a besoin de traités, et les référendums tuent les traités" ! –note trouvée sur le blog de Médiapart –
Monique et Michel Pinçon s’accordent à dire et à écrire que cette classe recherche l’entre soi. C’est une communauté avec ses valeurs, sa langue.
Comment les sortir de leur ghetto ? Leur ghetto était les hôtels particuliers de l’avenue des Champs Elysées. Aujourd’hui cette avenue abrite beaucoup de bureaux et est envahie de touristes. Du coup de nombreux riches l’ont quittée. Ils ont investi d’autres espaces plus tranquilles.
Que faire pour lutter contre cette classe ? (la lutte des classes existe toujours bel et bien !)
Monique et Michel Pinçon nous engagent à suivre leur exemple. Il faut fédérer tous les mouvements ; faire en sorte que tous ceux-ci soient r a d i c a u x !

Tout cela peut paraître banal et le rendu d’un tel moment d’échange fait un peu figure de vieille lune mais c’est autre chose d’y assister.
J’ai beaucoup aimé  l’exposé  revigorant de ces sexagénaires explosifs, le discours parsemé des anecdotes du vécu : comment s’introduire chez Nadine de Rothschild en  gagnant la confiance de la « bonne » ;  leur expérience d’une chasse à courre … ET toujours cette critique distanciée, l’œil aux aguets. J’admire surtout la fidélité à leurs convictions que rien n’ébranle et qu’ils font partager aux jeunes générations des grandes écoles (comme la veille à Sciences Po) subjuguées d’entendre enfin un autre discours !

 

lundi 16 avril 2012

Découvrir Le Corbusier

Unité d'habitation Le Corbusier à Firminy
Il y avait bien longtemps que nous n’avions pas rendu visite à notre amie stéphanoise. Un ensoleillement exceptionnel pour une fin de mois de mars a débarrassé St Etienne de sa grisaille. Pourtant le crassier est toujours là, témoin du passé minier, surplombant la ville et sa grand’rue où glissent les trolleys étroits.

Aujourd’hui finie la mine, finie la sidérurgie, la métallurgie, le textile, des pans entiers d’une économie sacrifiée ! Quelques fantômes rappellent l’histoire : des bâtiments de la richesse industrielle demeurent comme celui de la manufacture d’armes avec l’espoir d’une reconversion de St Etienne en cité du design (sa construction a pris 5 ans !).

Autre aperçu d’une cité rêvée : les réalisations de Le Corbusier.

Flashback : années 1960, dans l’embellie économique et démographique le projet de l’architecte Le Corbusier voit le jour avec l’Unité d’Habitation de Firminy (dernière des quatre unités françaises et la plus grande par sa taille -originellement 414 logements).
  Je découvre cette barre immense sur la colline proche du centre de Firminy.

« Il faut bâtir la ville dans le soleil, il faut la bâtir dans la lumière. Il faut la bâtir avec la nature retrouvée autour des villes. Cela commande notre urbanisme. Il faut la construire avec dignité et cela commande notre architecture. Il faut la construire dans la simplicité puisque nous sommes pauvres. ». Le Corbusier. 
  
Internet vient compléter l’information :

Le bâtiment de 130 mètres de longueur, 21 mètres de largeur et 55 mètres de hauteur est orienté selon un axe Nord-Sud qui offre aux appartements la double exposition grâce à une conception traversante. L’ensoleillement est donc maximal et seul le « brise-soleil » vient réguler la quantité de lumière.

Sept rues intérieures desservent les dix-sept niveaux d’habitations.

Autre particularité de l’immeuble, le toit terrasse ou s’ouvre une école.

 Sur  414 logements à loyer modéré 320 au maximum furent occupés. Avec le déclin industriel, la désaffection des logements a conduit à un regroupement des locataires dans une partie sud.
   Le bâtiment est classé en 1993 et ne permet que des modifications internes. Une grande partie des appartements de l’aile nord est vendue mais l’unité d’habitation reste en grande partie propriété de l’office public HLM.
     

L’impression 1ère reste celle du béton. La façade est trouée de balcons égaillés de murs colorés. Les halls sont spacieux. Depuis l’ascenseur nous débouchons sur un étage, un vaste couloir,  « une rue » comme l’appellent les « Corbu ». Même si les portes sont peintes de couleurs vives, mon impression est un sentiment d’enfermement.  Gigi a contacté une connaissance Tatan Jeanine, 80 ans passés,qui nous ouvre sa porte.

La lumière nous transperce à travers une vaste baie ouvrant sur un balcon (de grands travaux de réhabilitation et de mise aux normes ont effectués en 2001). C’est le séjour/cuisine de l’appartement. Le meuble comptoir d’origine conçu spécialement par Le Corbusier, sépare les deux espaces. Une ouverture dégage une chambre étroite transformée en bureau.

Un escalier droit conduit à une petite chambre qui surplombe le séjour par un demi-mur, une salle d’eau exigüe complète l’étage.

Tatan Jeanine nous dit qu’elle cherche un appartement plus petit mais toujours dans cet endroit. Elle ne se voit pas habiter ailleurs ; ici elle côtoie ses voisins Tchèchènes et autres exilés avec plaisir dans un quotidien d’échange et de partage. J’ai oublié de préciser que Tatan Jeanine est une sacrée militante. Elle est de toutes les manifs et s’active particulièrement auprès de ces camarades d’Emaüs.
  
Je retiens sur un mur, la vision d’un christ, une reproduction de Jaurès haranguant la foule et quatre lignes encadrées : « La dictature c’est ferme ta gueule, la démocratie c’est cause toujours. ».
  
Elle tient à nous conduire jusqu’aux studios de Radio Ondaine installée sur deux appartements réunis à quelques « rues » de là. Bel espace et un matériel tout neuf ! La radio est au service de la population à travers les informations et la communication de la Vallée de l’Ondaine.
  
Je perçois la fierté de Tatan Jeanine pour la radio et son attachement mêlé de fierté pour le monument classé où elle vit. Elle nous quitte pour retourner à sa paperasse : « je prépare ma mort » nous dit-elle mi-figue mi-raisin. Un peu de provocation pour nous faire réagir et nous faire part un instant de sa solitude.
 
Eglise St Pierre Le Corbusier Firminy
Nous filons sur l’église St Pierre, autre création de Le Corbusier commencée en 1970 et seulement achevée en 2006 ! Elle s’intègre dans un ensemble qui fait coexister vie culturelle et loisirs (avec la maison de la culture), le sport avec le Stade et la piscine et puis le culte avec cette église. Le tout a été conçu par l’architecte et témoigne de cette œuvre particulière.

Le béton s’impose dans cette cloche que je trouve assez hideuse. Les particularités résident dans l’écoulement des eaux de pluie qui suivent une spirale trouée de meurtrières (un peu violent pour une église !) par lesquelles entre la lumière.

Lumière encore au travers de 3 canons sur le faîte (encore cette idée guerrière) heureusement atténué par le mur percé d’étoiles derrière l’autel « la constellation d’Orion ».



L’ensemble ne suscite pas d’émotion particulière et tout ce béton manque à mon goût d’humanité, Un vaste débat mais en tout cas une découverte qui fait partie de notre patrimoine et qui est fait pour durer !
Au revoir Gigi. St Etienne me laisse une impression mitigée, à la fois de force et de tristesse. C’est la force du passé ouvrier, du dynamisme, de la solidarité d’une classe. Aujourd’hui une certaine tristesse transpire dans ses immeubles délabrés et ses industries abandonnées. Pourtant le savoir-faire est là mais qui sait que les écrous de la fusée Ariane, les optiques utilisées à Hollywood et les sièges du TGV sont fabriqués à Saint-Etienne ? Je l’apprends au grès de la toile…Il y a sûrement un avenir …il nous le dira.


































dimanche 18 mars 2012

Les poules de réforme.

Les poules de réforme
Pause déjeuner : nous picorons nos barquettes posées sur le plateau de la cantine et la conversation s’engage avec ma voisine de banquette, sur ses activités de fermière. Lorsqu’elle abandonne ses chiffres et éteint son ordinateur, ma collègue rejoint sa campagne, son compost et ses poules. Elle les achète auprès d’éleveurs industriels. Ce sont des poules de réforme.
Je savais qu’il existait des soldats réformés pour des causes diverses (handicaps physiques ou psychologiques), des chiens guide de réforme (qui révèlent des inaptitudes suite à un stress, traumatisme) mais je découvre qu’il existe aussi des poules de réforme.

Elles  vivent posées dans des cages, dans une température douce et constante. Le grain tombe sans qu’elles aient à le chercher, elles n’ont pas de plumes, leurs ongles poussent…la belle vie quoi ! Très vite elles s’étiolent, leur production d’œufs diminue et elles sont bonnes pour la réforme.
Débarquées dans le poulailler de Michèle, elles vivent une phase de stupeur en découvrant l’immensité du territoire. Leurs pattes à la peau fragile se hérissent d’échardes. Elles clopinent tant bien que mal sur leurs ergots trop longs et cherchent désespérément leur boa pour se protéger du froid.
Au bout de 15 jours elles se sont adaptées, leurs plumes ont poussé ; bientôt leurs œufs seront bons à consommer. Elles ont gagné un supplément de vie inespéré.
Sur le molleton de la banquette, nous avons fini de picorer nos assiettes, une douce chaleur s’installe. Les plumes de Michèle sont encore teintes en noir. J’ai laissé blanchir les miennes.  Nous ne sommes pas loin de ressembler à deux poules de réforme !




lundi 20 février 2012

Les cannellonis de Noël

Recette cannellonis.
« Els canelons de Nadal »
Ingrédients pour 6 personnes.

-          20 cannellonis

-          200 g de blanc de poulet

-          1 foie de poulet

-          150 g de veau

-          200 g d’échine de porc

-          1 cervelle d’agneau

-          2 poireaux

-          1 tomate

-          Deux oignons

-          Origan et laurier

-          1 petit verre de xérés

-          1 petit verre de cognac

-          1 cuillère de farine

-          100 cc de lait

-          50 g de beurre

-          Huile d’olive et sel
Couper le porc et le veau en petits morceaux, de même que les oignons et poireaux, la tomate pelée. Dans un faitout  verser un peu d’huile et faire revenir la viande de porc et de veau ainsi que les légumes cités. Ajouter les herbes aromatiques.
  • Saler et cuire à feu doux couvert 20 à 30 mn.  Ajouter les filets de poulet, le Xéres et le Cognac jusqu’à ce que la viande soit ramollie.
  • Ajouter un peu d’eau si nécessaire. Incorporer le foie de volaille et laisser cuire 5 mn.
  • Ebouillanter la cervelle d’agneau (eau + sel) 5 mn. L’écraser à la fourchette. Réserver.
  • Enlever du faitout les viandes cuites et les hacher. Tout ce qui est resté dans le faitout est mixé (enlever les feuilles d’origan).
  • Ajouter à ce mélange 1 cuillerée de farine et 100 cc de lait.
  • Mettre à cuire jusqu’au début de l’ébullition tout en remuant. Ajouter la viande hachée + la cervelle. Remuer jusqu’à l’obtention d’une pâte consistante.

Conseil important : une préparation faite la veille et conservée au réfrigérateur facilitera le remplissage des cannellonis car le mélange doit être froid pour être mis dans les carrés de pâte.

Cuisson des cannellonis : Porter une grande quantité d’eau à ébullition avec un peu d’huile. Jeter les carrés de cannellonis un à un en évitant qu’ils ne se collent entre eux.
Egoutter les carrés dans une passoire et déposez-les un à un sur un torchon à plat.
Placer à l’aide d’une cuillère une petite quantité de farce sur un côté du carré et enrouler. Déposer dans un plat.

Faire une béchamel souple et déposer du gruyère par-dessus. Faire gratiner le tout.

Bon appétit !